Heliogabale
The Full Mind Is Alone The Clear |
Label :
Prohibited |
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J'ai beau chercher, je ne trouve pas. Non, ce groupe français est unique, il n'a pas de clone américain ou anglais. Et ce disque, qui est leur plus grand, n'est nullement la pâle copie d'un chef-d'oeuvre anglo-saxon. Il est donc temps de le sortir de l'ombre car il pourrait bien devenir un disque référence en matière de rock noisy.
L'album Yolk nous avait déjà averti des intentions furieuses du combo. Une musique dense, resserrée qui, à l'évidence, cherchait plus à se trouver une identité propre qu'à flatter les oreilles paresseuses. C'est peut-être ce qu'on appelle l'ambition artistique.
Près de 72 minutes ont été captées par Steve Albini et rien n'est à jeter. Pour être plus précis chaque morceau est indispensable à l'autre. Une implacable logique cimente ce qui n'aurait pu être qu'un magma de rage. Mais le groupe a décidé de créer un véritable univers, passant du statut de terroristes sonores à celui de sombres démiurges. Sombre et sensuel, devrais-je préciser,car Sascha Andrès n'est pas une chanteuse banale. Elle invente le swing noisy : comme une Janis Joplin qui aurait su à la fois se faire plus douce tout en nageant dans les eaux les plus troubles de la sauvagerie humaine. Elle assène coups et caresses, en parfaite osmose (un mot galvaudé qui reprend tout son sens ici) avec le reste du groupe qui distribue ses riffs tendus et toujours renouvelés (n'oubliez pas, cet album est fait d'un seul bloc, et n'est pas une simple juxtaposition de bons morceaux). D'atmosphères étranges en décharges électriques convulsives, on revient de ce voyage parfois anxieux et fatigué par tant d'émotions fortes contradictoires...
Ce disque est un chef-d'oeuvre.
P.S:les albums d'Heliogabale sont disponibles sur leur site officiel pour un prix dérisoire,allez y jeter un coup d'oeil!
L'album Yolk nous avait déjà averti des intentions furieuses du combo. Une musique dense, resserrée qui, à l'évidence, cherchait plus à se trouver une identité propre qu'à flatter les oreilles paresseuses. C'est peut-être ce qu'on appelle l'ambition artistique.
Près de 72 minutes ont été captées par Steve Albini et rien n'est à jeter. Pour être plus précis chaque morceau est indispensable à l'autre. Une implacable logique cimente ce qui n'aurait pu être qu'un magma de rage. Mais le groupe a décidé de créer un véritable univers, passant du statut de terroristes sonores à celui de sombres démiurges. Sombre et sensuel, devrais-je préciser,car Sascha Andrès n'est pas une chanteuse banale. Elle invente le swing noisy : comme une Janis Joplin qui aurait su à la fois se faire plus douce tout en nageant dans les eaux les plus troubles de la sauvagerie humaine. Elle assène coups et caresses, en parfaite osmose (un mot galvaudé qui reprend tout son sens ici) avec le reste du groupe qui distribue ses riffs tendus et toujours renouvelés (n'oubliez pas, cet album est fait d'un seul bloc, et n'est pas une simple juxtaposition de bons morceaux). D'atmosphères étranges en décharges électriques convulsives, on revient de ce voyage parfois anxieux et fatigué par tant d'émotions fortes contradictoires...
Ce disque est un chef-d'oeuvre.
P.S:les albums d'Heliogabale sont disponibles sur leur site officiel pour un prix dérisoire,allez y jeter un coup d'oeil!
| Exceptionnel ! ! 19/20 | par Thelonius |
Posté le 01 septembre 2006 à 21 h 33 |
Yolk fit l'effet d'un viol enluminé et méritait amplement une chronique autre que hâtive et vite expédiée comme un jet de foutre abject (enfin bon). Il est évident que qualifier la musique convulsive d'Heliogabale par la simple définition de noise, n'amènerait quà se fier à la réverbération de la lumière sur l'eau sans se préoccuper de la profondeur tourmentée du fleuve dans lequel on plonge. A fortiori si on entre dans The Full Mind Is Alone The Clear, sorte de dramaturgie massive traversée de scènes, d'images, de situations obscures, tragiques, lubriques, voire même parodiques ou écologiques. Des atmosphères fangeuses et hargneuses à des plaintes métalliques, des bourrasques oppressantes à des palpitations claires ou graves, d'un chant ânonnant, geignant et sensuel, tout dans cet ensemble s'enchaine et se déchaine perpétuellement. The Full Mind... est un album instable et solide à la fois, un théâtre où le sombre et les lueurs se croisent pour des reliefs ambivalents, un disque qui s'affirme comme un labyrinthe de sons et d'émotions ancré dans ses courants tortueux et affriolants. Indéniablement.
Excellent ! 18/20
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