Xiu Xiu

Knife Play

Knife Play

 Label :     5 Rue Christine 
 Sortie :    mardi 19 février 2002 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Knife Play est la première plaque du groupe mené par Jamie Stewart et ouvrira les portes d'une productivité incessante et ordonnée d'un leader d'orchestre malade et troublant qui sera, cela dit, de plus en plus isolé au sein de sa formation.

"Don Diasco" nous emmène donc de front sur des routes blessantes et affûtées.
Le jeu de couteaux établi directement ses règles auxquelles il est impossible d'échapper; l'arbitre de cette rencontre sonore sera tout au long de la partie intransigeant.
"I Broke Up" lance les petits auditeurs insouciants dans une montagne russe troublante et perverse, où Monsieur Xiu Xiu en rigole presque d'exprimer son mal-être étouffant.
"Luber" nous relance immédiatement sur les pelouses tranchantes déjà pressenties sur "Don Disaco" et se soucie peu de savoir si l'auditoire est déjà essoufflé et demande à se reposer un peu sur le banc de touche d'un stade démoniaque.
Il ne sera jamais question de repos durant ce voyage méphitique.
Peu importe : les joueurs de Knife Play sont déjà hypnotisés et détroussés de leur esprit.

"Dr. Troll" décidé néanmoins de relâcher la pression mais avance toujours, aidé par son carburant drogué par les liqueurs rêveuses et tourmentées.
Vous pensiez être tirés d'affaire ? Foutaise ! "Over Over" décide de lancer la tempête dans la partie. Vacarme, folie partant dans tous les sens, sonorités entre génie et médiocrité et textes suggérant l'anéantissement s'allient pour nous mener à l'égarement passionnel et passionné. Une claque !
"Suha" est quant à lui le leader charismatique et impressionnant de la galette.
Oui, Xiu Xiu est beau. Aliénés, nous en sommes l'esclave sexuel.
"Poe Poe" profite de cette impression de douceur et de beauté pour prolonger le mouvement en enfonçant doucement le clou devenu couteau.
"Homonculus" achève définitivement tous les participants à cette longue excursion.

Un voyage entre angoisse, lâcheté, écoeurement, horreur et divinité qui donne envie d'y retourner sans même se poser la question.

Knife Play ou les débuts déjà étourdissants, écrasants et démesurés d'un génie.
Attention, ce disque pourrait bien vous mener vers un dérèglement latent de votre sexualité tant on tombe avec plaisir dans les filets sado-masochistes du jeune homme.


Excellent !   18/20
par X_Cosmonaut


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