Bad Religion

Suffer

Suffer

 Label :     Epitaph 
 Sortie :    mardi 01 novembre 1988 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

En 15 morceaux, dont la plupart ne dépassent pas les deux minutes, Bad Religion pose en 1988 les bases d'un style et d'un mouvement ('hardcore mélodique', 'punk-rock californien', appelez-le comme vous voudrez), revendiqué ensuite par des dizaines (des centaines) de groupes.

Suffer est sans doute le meilleur album de Bad Religion, parce qu'il parvient à allier agressivité, rapidité, mélodies et précision. C'est de l'énergie pure totalement maîtrisée, ce qui lui donne ce côté martial, qui est aujourd'hui encore la marque de fabrique du groupe.
Avec Suffer, Bad Religion va directement à l'essentiel : un riff, un morceau et aucune fioriture. Résultat, des mélodies imparables ("Give You Nothing", "What Can You Do ?"), des hymnes ("Forbidden Beat"), et des textes engagés ("You Are The Government", "Do What You Want").

C'est l'album fondateur, toujours imité mais jamais égalé. Même pas par Bad Religion.


Exceptionnel ! !   19/20
par Rockairean


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 22 juin 2012 à 16 h 28

Quinze morceaux, vingt-six minutes; en 1988, Bad Religion n'avait pas de temps à perdre. Cette bible express du skate punk californien est une véritable baffe ! Le groupe atteint sur cet album une cohérence et une perfection qu'ils ne retrouveront jamais, même si les trois albums suivants y sont très similaires, surtout No Control sorti l'année suivante, qui est littéralement la suite directe de Suffer (si on collait les deux bousins ensemble, ça ferait un seul album et tout le monde n'y verrait que du feu). Bien qu'instrumentalement, le groupe assure ici totalement, c'est bien au niveau du chant que Bad Religion se démarque. Les lignes mélodiques de Greg Graffin sont excellentissimes, conférant un aspect encore plus catchy à une musique très directe. Certains seront agacés par le prêchi-prêcha continuel du bonhomme (ici absolument incapable de ne pas incriminer le gouvernement et nous autres pauvres abrutis apathiques toutes les 3 secondes), mais d'un point de vue purement sonore, sa voix colle à merveille au style du groupe. Les titres tous plus démentiels les uns que les autres s'enchaînent sans interruption et je serai personnellement bien incapable d'en sélectionner un ou deux. Un album d'autant plus incroyable qu'il parait après trois ans de silence de la part du groupe, qui n'avait jusque là sorti qu'un EP puis un album d'un hardcore punk plus basique alors que les membres du groupes étaient encore très jeune, puis un second album complètement différent lorgnant vers une sorte de hard rock progressif, puis finalement un EP annonciateur du style qui allait les rendre célèbres. Indispensable !
Parfait   17/20







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