Low
The Great Destroyer |
Label :
Sub Pop |
||||
Low rassemble depuis quelques années une poignée de fidèles, conquis par la puissance presque mystique des chansons du trio : des disques qui se suivent, se ressemblent un peu, mais ne lassent jamais.
Prenons la réaction d'un fan de base (nous l'appelerons par exemple, Pierre) : à l'écoute du nouveau disque de Low, Pierre risque d'être surpris. L' oreille confiante, le sourire béat en coin, il se rend en pélérinage chez son disquaire pour s'emparer du Saint Graal.
A la première écoute, le doute l'envahit pourtant : que s'est-il passé ? ... Là où Low distillait autrefois ses ambiances magiques en de lentes et ouateuses invocations, on trouve ici beaucoup de chansons pop/rock souvent parfaitement radiophonisables ("Just Stand Back", "California").
Et là, commence le long travail de Pierre : avoir l'intelligence de dépasser sa (mauvaise) surprise et de réécouter, sans préjugé. Car il se rendra vite compte que son groupe favori cache sous des apparences un peu quelconques, d'excellentes chansons, brûlantes et rebelles, telles le splendide "Monkey" ou encore "Everybody's Song", que le Lou Reed des grands soirs ne renierait pas. Au fil de l'album, notre fan retrouvera même le meilleur du Low qu'il a connu jadis (les splendides "Cue The Strings" et "When I Go Deaf").
Puis, après quelques jours, Pierre se surprendra même à danser avec une guitare imaginaire devant le miroir de sa chambre, et se dira que, finalement, Low est un sacré bon groupe de Rock'N'Roll. Et pourquoi pas ?
Laissons la morale de l'histoire à David Bowie, se dit alors Pierre :
"Ch-Ch-Ch-Ch-Changes
And face the stranger (...)
Just gonna have to be a different man" ...
Tiens, ça me donne envie de réécouter Hunky Dory, ça...
Prenons la réaction d'un fan de base (nous l'appelerons par exemple, Pierre) : à l'écoute du nouveau disque de Low, Pierre risque d'être surpris. L' oreille confiante, le sourire béat en coin, il se rend en pélérinage chez son disquaire pour s'emparer du Saint Graal.
A la première écoute, le doute l'envahit pourtant : que s'est-il passé ? ... Là où Low distillait autrefois ses ambiances magiques en de lentes et ouateuses invocations, on trouve ici beaucoup de chansons pop/rock souvent parfaitement radiophonisables ("Just Stand Back", "California").
Et là, commence le long travail de Pierre : avoir l'intelligence de dépasser sa (mauvaise) surprise et de réécouter, sans préjugé. Car il se rendra vite compte que son groupe favori cache sous des apparences un peu quelconques, d'excellentes chansons, brûlantes et rebelles, telles le splendide "Monkey" ou encore "Everybody's Song", que le Lou Reed des grands soirs ne renierait pas. Au fil de l'album, notre fan retrouvera même le meilleur du Low qu'il a connu jadis (les splendides "Cue The Strings" et "When I Go Deaf").
Puis, après quelques jours, Pierre se surprendra même à danser avec une guitare imaginaire devant le miroir de sa chambre, et se dira que, finalement, Low est un sacré bon groupe de Rock'N'Roll. Et pourquoi pas ?
Laissons la morale de l'histoire à David Bowie, se dit alors Pierre :
"Ch-Ch-Ch-Ch-Changes
And face the stranger (...)
Just gonna have to be a different man" ...
Tiens, ça me donne envie de réécouter Hunky Dory, ça...
| Très bon 16/20 | par Edgar l'animal |
Posté le 16 avril 2005 à 18 h 53 |
Je ne connaissais de Low que Secret Name: très beau disque, triste à mourir. Ce que je gardais de Low c'était donc ce calme religieux, ces harmonies vocales raffinées, ces mélodies épurées qui semblaient être leur marque de fabrique. Et voilà que paraît The Great Destroyer, électrique, le diable au corps... Et je reste scotché !
Low a mis du temps à sortir de sa "torpeur", mais tout explose maintenant d'un coup: voilà qu'ils lacèrent, déchirent, assourdissent là où ils caressaient et apaisaient.
Et pourtant, l'identité du trio américain reste intacte. Certains diront que c'est qu'il reste tout de même des vestiges de l'ancien Low; pour ma part, je retrouve surtout le travail superbe sur les voix, la pureté des mélodies. Mais il n'est pas nécessaire d'en dire plus, The Great Destroyer porte admirablement bien son nom...
Low a mis du temps à sortir de sa "torpeur", mais tout explose maintenant d'un coup: voilà qu'ils lacèrent, déchirent, assourdissent là où ils caressaient et apaisaient.
Et pourtant, l'identité du trio américain reste intacte. Certains diront que c'est qu'il reste tout de même des vestiges de l'ancien Low; pour ma part, je retrouve surtout le travail superbe sur les voix, la pureté des mélodies. Mais il n'est pas nécessaire d'en dire plus, The Great Destroyer porte admirablement bien son nom...
Parfait 17/20
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