Gravenhurst

Flashlight Seasons

Flashlight Seasons

 Label :     Warp 
 Sortie :    lundi 28 juin 2004 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Depuis la mort du grand Elliott Smith, peu de songwriters ont repris le flambeau du folk mélancolique que le jeune homme jouait avec merveille. Nick Talbot, ancien leader d'Assembly Communications est l' homme qui se cache sous l'étrange nom de Gravenhurst, et semble vouloir tenter le diable en étant l'auteur d'un album sombre, au son dépouillé, et qui, pourtant, risque de devenir un de ces albums qui marquent une période de notre vie.

Ainsi, l'ensemble de l'oeuvre est mené par Talbot et ses guitares, les quelques instruments supplémentaires qui se mêlent aux morceaux sont tout juste audibles. L'album s'ouvre sur "Tunnel", qui nous montre de suite la couleur directrice de l'album: le noir. La voix de Talbot, soignée sans pour autant être fascinante, prononce ces paroles démontrant un certain malaise de vivre. Parmi les morceaux les plus marquants, on citera "Tunnel", "Damage", "Damage II", "The Diver" et "I Turn My Face To The Forest Floor". L'album se finit sur l'étonnante "Hopechapel Hill", qui veut nous montrer que tout n'est pas perdu, qu'au bout du tunnel il reste une lueur.

Nick Talbot a écrit une oeuvre impressionante, un des plus beaux albums de cette année 2004 sans aucun doute.


Parfait   17/20
par Hopeless


  A l'origine, sorti sur Silent Age Records en 2003, Flashlight Seasons a été réédité l'année suivante chez Warp Recods.


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 18 août 2006 à 19 h 15

Histoire d'un jour, histoire d'une vie, histoire d'un album, histoire d'un instant, histoire de vous dire quelques mots sur cet album.

'Débute "Fog Round The Figurehead", je ne contrôle plus rien... Un flot d'émotions surgit... Les 4 minutes 40 de tunnels et l'introduction de la deuxième chanson auront suffit. Mes yeux se ferment doucement laissant une mince lumière éclairer mes sensations... Mes yeux se mouillent... sentiment de ne penser à rien tout en pensant à tout. Une envie désespérée de se remémorer mes beaux moments ou mes mauvais. Par cette fine lumière dans mes yeux et ces notes folk à l'humeur surannée, j'expose toutes mes photos dans ma tête comme un film muet. Cette musique m'emporte loin loin loin très loin sur une terre vide de vie, une terre sans bruit, juste une présence: la mienne et cette musique qui siffle dans mes oreilles. D'où peut bien provenir cette voix si secrète, mystérieuse et épique ? Du ciel ? A l'écoute de "Bluebeard", je me dis que forcément cette voix qui frôle mes tympans me parvient d'un lieu céleste. Elle, ainsi que la musique, m'hypnotise ; sa simple écoute me suffit pour survivre sur cette nouvelle contrée... Elle me déstabilise aux premières notes de chaque chanson, puis m'entraîne dans un bain de douceur, de calme, de repos, de méditation. Je ne réfléchis aucunement et pourtant des dizaines d'événements se bousculent dans ma tête ou plutôt passent très vite comme un souffle du vent, qui sait peut être l'appel de ce lieu divin. Cette voix est un signe, un appel, une envie, un désir, un besoin ? Sûrement les cinq à la fois et bien plus encore. Les événements défilent, ne s'arrêtent pas. Je n'arrive pas à stopper l'image, le moment, la sensation. Ce surplus de souvenirs et d'espoirs me touche... je frissonne, je pleure, je souris, je ferme, j'ouvre les yeux lentement, je prends le tps contrairement à cette bousculade d'idées que je ne saisis pas moi-même... Expliquez-moi ! Que se passe t'il ? Où suis-je ? Personne ne peut me répondre, ni même cet élan d'ondes vocales hypnotique, je suis désormais seule, SEULE...
Mes larmes m'ont entendue. Par leur chemin sinueux sur ma joue elles m'appellent, me parlent, me blessent, me rassurent. "East Of Diver", puis viens les deux "Damage", tout ce paradoxe s'amplifie. Me donnera t'on un jour l'explication ?

"Hopechapel Hill" commence. Mon corps, mon âme, craquent, explosent. Toutes ces tensions accumulées, sans y avoir prêté attention, s'évacuent violemment. Un son fort et grave se délie de ma bouche : 'AHHHHHHHHHHH'.'

Là voilà, la réponse. Cet album touche, bouleverse, déstabilise, extériorise. Il délie de toutes tensions, il vide pour laisser place à de nouveaux horizons...

J'avoue que parler de cet album de cette manière manque totalement d'impartialité mais il m'est impossible d'en parler autrement. Cet album n'est pas simplement un disque où quelques chansons sont là pour vous distraire. Hopeless a raison, Flashlight Seasons marque une période de notre vie et cela se vit par des sentiments, des sensations, des émotions qu'on ne peut pas nier, que l'on aimerait partager par moment ou garder secret comme un vilain égoïste en d'autres temps.
Exceptionnel ! !   19/20







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