Rodolphe Burger

Colmar [Parc Des Expositions] - mercredi 27 juin 2012

Etre assis alors qu'on est venu voir un concert de rock, merde, il y a de quoi râler au bout d'un temps donné pour quelques agités, ou d'attraper un torticoli si on est excentré par rapport à l'axe de la scène. On pourra remercier Black Sifichi, le speaker biberonné au Velvet Underground, pour avoir convié le public à se mettre debout. Il était temps, au bout des trois quarts du show environ! Ah, pourquoi n'a-t-il pas lancé l'invitation bien avant avec "The Gift", où il parle pendant que le reste du groupe envoit le feu? Plus tôt les fesses se seraient décollées des sièges, plus tôt on se serait moins donné l'impression de se trouver dans un public bien sage, comme devant une prestation de Patricia Kaas en URSS (ou devant la marrante aguicheuse Mouse DTC en première partie ce soir à Colmar). Beaucoup ne devaient attendre que ça, se remuer sans se soucier de géner les spectateurs installés au bas de l'esplanade qui, eux, apprécient peut-être à leur façon.

Là où "Sister Ray" commence à enflammer l'air, c'est donc naturellement que des motivés rappliquent au devant du groupe pendant que, peu après, la nommée Sarah Yu Zeebroeck (la voix féminine sucrée de la bande) s'engage dans une danse gym tonic festive entre la scène et la fosse ! Il n'existe aucune raison de ne pas pouvoir s'amuser ce soir. Rodolphe Burger, grand gaillard aux larges épaules qui s'est assis un moment au bord de la scène, vient partager le moment avec son public local. Mieux vaut ça que rien du tout! Arrivent en rappel un confidentiel "Satellite Of Love" en duo avec Burger et l'expressive chanteuse sino-belge, "I'll Be Your Mirror" (deux titres qui ne figurent pas dans l'album This Is A Velvet Song That I'd Like To Sing), "Waiting For My Man" (ou "Rock'n'Roll"? Ah, la mémoire!) et le show se clôture.

Cela au bout d'un concert tout de même bien exécuté et habité, notamment pour "Venus In Furs" avec sa touche d'accordéon. Les admirateurs, des plus anciens aux moins anciens, du Velvet Underground et du rocker de la vallée auront sans doute apprécié le voyage varié en intensité, entre les morceaux aux atmosphères chargées et à feu apaisé, des instants enjoués ("After Hours") ou plus intimistes et d'autres atteignant des degrés de bouillonnements volcaniques.


Très bon   16/20
par Pascha


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