Ulver

Childhood's End (Lost & Founds From The Age Of Aquarius)

Childhood's End (Lost & Founds From The Age Of Aquarius)

 Label :     Kscope 
 Sortie :    samedi 26 mai 2012 
 Format :  Album / CD   

Évoluant désormais totalement à contre-courant de la scène metal dont il est issu, il n'y a donc rien de surprenant à ce qu'Ulver sorte un album de reprises très pop psychédélique en hommage aux années 60–70 : Childhood's End (Lost & Founds From The Age Of Aquarius).
Il y en a peut-être parmi vous qui sont pointus sur cette époque et à qui des groupes tels que Gandalf, Chocolate Watchband ou Common People parleront. Personnellement, à part Jefferson Airplane ou The 13th Floor Elevators, j'avoue mon inculture. D'ailleurs, cela m'arrange car je n'ai pas ainsi à effectuer un travail comparatif fastidieux et je peux savourer ce disque vierge de toute référence.
Mes connaissances étant ce qu'elles sont, l'album me replonge dans l'esprit de la série Les Années Coup De Cœur et son célèbre générique "With A Little Help From My Friends", composé par Lennon et interprété par Cocker. On pense au Viêt-Nam, aux mouvements pacifistes, à Woodstock, à une époque ou pop, psychédélisme et engagement politique formaient un tout cohérent. Ulver réussit, grâce à une production intemporelle et à une interprétation sans doute personnelle mais également respectueuse, à créer un pont spatio-temporel entre l'auditeur contemporain et la date de création de ces chansons.
Le chant de Christopher Rygg est superbe, à la fois subtil et poignant et chaque instrument s'approprie les textures sonores de l'époque pour un rendu fidèle : on s'y croirait. Tantôt dansant et rythmé, tantôt mélancolique, tantôt expérimental à la façon d'un vieux Pink Floyd, Childhood's End est une bouffée nostalgique, une œuvre aboutie esthétiquement (la pochette est magnifique) comme musicalement qui comblera quiconque aime le pop-rock de très haute qualité. De plus, Ulver a le mérite d'avoir fait un gros travail de défricheur en ne se contentant pas de reprendre quelques grands tubes au profit de formations plus obscures. À mon sens, l'album y gagne en intérêt car l'écoute n'est pas brouillée par une référence trop connue et mille fois entendue.
Écouter Childhood's End... rend heureux, rend triste, rend beau même si ce n'est pas notre guerre mon colonel. Tout y est pur, c'est le calme étourdissant qui suit la pluie de napalm.


Excellent !   18/20
par Arno Vice


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