Wonderflu

No End In Sight

No End In Sight

 Label :     Influenza 
 Sortie :    jeudi 14 mars 2013 
 Format :  Maxi / CD   

Alors déjà, faire un EP avec 7 titres c'est couillu. Certains sortent des albums avec moins de chansons dedans. Déjà. Si en plus, ils se payent le luxe d'avoir un illustrateur reconnu pour faire des dessins dessus, dessous, en dedans et même sur le disque, quand on sait comme c'est bordel à sortir un disque, on peut se dire que ces gars là font pas les choses à moitié. Manquerait plus qu'il soit bon en plus ce disque. Y'a vraiment des gars qui doutent de rien de nos jours, j'vous jure...

Bon. Autant le dire d'entrée de jeu, vraiment pas grand chose à jeter sur ce No End In Sight. Wonderflu maîtrise son sujet, et attaque très fort d'entrée de jeu avec "Fine Now", véritable tube en puissance. On sait tous comme c'est risqué de mettre en premier morceau le plus déterminant, mais ce serait mal connaître ces gars là, & une grave erreur d'en rester là, car ils en ont encore sous la pédale.

"Flames" sonnerait presque comme une chute du premier disque des Foo Fighters, des soupçons de Michael Pitt traînent sur "Power Of Time", mais malgré toutes ces références, Wonderflu est loin d'être un énième copycat de ces groupes, ils voguent dans leur propre monde, développant un rock presque slacker, accrocheur, avec ces riffs entêtants qui auront du mal à quitter votre petite tête ("Lost In The 50's" par exemple). No End In Sight est vraiment cohérent, ce n'est pas juste 7 titres posés là, on sent vraiment que l'ordre a été réfléchi, les morceaux travaillés & retravaillés jusqu'au résultat final, pour donner une grande impression de facilité (slacker, je vous disais..).
Belle évolution d'un groupe, qui a vraiment pris ses marques, comparé au premier essai Lota Schwager (paru en 2010) qui, malgré ses nombreuses qualités indéniables, manquait peut être un peu de... Cohérence justement. Tentez le coup, passez ce disque en blind test à vos potes, peu d'entre eux devineront qu'ils viennent de la région parisienne. Seattle, Los Angeles, seront plutôt les réponses que vous obtiendrez.

Gageons que l'on a pas fini d'entendre parler d'eux, & qu'ils passeront haut la main le cap du long format, et avec celui de la reconnaissance publique. Je vous aurais prévenu.
Comme disait Balck en 1985, "It's a Wonderflu Life".


Très bon   16/20
par X_Lok


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