Manic Street Preachers

Generation Terrorist

Generation Terrorist

 Label :     Columbia 
 Sortie :    lundi 10 février 1992 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Ah ! Les Manic Street Preachers (ou Les Manics pour les intimes), on aurait pu facilement les croire tout droit débarqués d'un bar à copines ou d'une gay pride sponsorisée par le socialisme extrême avec leurs looks punk-glam-défonce-warrior !!!
Ces quatre gallois là, fans du Apetite For Destruction des Gun's 'n Roses, ont des choses à dire, et s'ils se comportent avec la même suffisance et la même arrogance que leurs copains ouvriers mancuniens (Madchester), ils s'en démarquent allégrement par leur énergie et leur style plus direct.
Generation Terrorist, s'il n'est pas un album extraordinaire, pose déjà les bases d'un talent certain pour pondre des putains de mélodies qui viennent porter la voix déjà envoûtante de James Dean Bradfield par des textes politisés voire même des slogans (on voit aussi un drapeau Européen brûler dans la pochette intérieur )!
Les MSP ont des grandes gueules, mais ils le font avec tellement de cœur qu'on fini par s'y attacher, on frôle parfois le ridicule, que ce soit dans le look ou l'attitude punk, sans parler d'une musique aux accents glam rock perceptibles, seulement voilà, il se produit quelque chose, quelque chose de différent, ce groupe a une âme, une âme généreuse et fougueuse, typiquement britannique.
Le groupe se taille une réputation d'emmerdeurs, qu'ils se réjouissent de la fin de du mouvement Madchester ou bien qu'ils taillent la veste à des groupes comme slow dive, ils deviennent des bons clients pour la presse avec qui ils noueront une relation d'amour/haine plutôt drôle.
La réussite de cet album est due a plusieurs facteurs, le mystère, mais surtout l'ambiguïté: politique (socialo révolutionnaire ?), sexuelle (Nicky Wire, elle est belle ta jupette) et musicale, comment peut on jouer sur tout ces tableaux à la fois, revendiquer des idées politiques avec une pochette rose bonbon où l'on voit un torse imberbe arborer un crucifix et un bras tatoué d'une rose et du fameux... 'Generation Terrorist' ? Qu'est ce que ça peut bien vouloir dire, que la révolte a sonné ? Que toutes les bases de la pop anglaises ont besoin d'être bousculées ? Quelle importance, les Manics demandent avant tout à être entendus et aimés ("You Love Us"), on appellera ça comme on veut, les Manics savent manipuler leurs auditeurs mais aussi les médias.
D'autre part, une autre question subsiste, comment peut on fourrer dans le même album des pépites intemporelles comme "Motorcycle Emptiness" et le confronter au duo mielleux de "Little Baby Nothing" chanté avec la bonnasse suceuse de bites hardeuse Tracy Lords, un titre qui aurait bien pu passer au top 50 de l'époque ?
Toutes ces questions ont une réponse, une réponse finalement évidente et jamais reniée par le groupe à ses débuts, cette réponse tiendrait un ces quelques mots :

'Qui m'aime me suive, les autres on vous emmerde !'


Rock ‘n'roll !


Bon   15/20
par Interpolian


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