Kraftwerk

Kraftwerk 2

Kraftwerk 2

 Label :     Philips 
 Sortie :    mardi 26 septembre 1972 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Autant vous prévenir que si vous n'aimez pas l'experimental/ambiant, ne vous jetez pas sur cet album. Car Kraftwerk 2 est un album plutôt difficile d'accès, au premier abord on pourrait trouver ce disque réellement chiant. Mais c'est en prêtant plus d'attention que cette musique peut nous ensorceler. Et vous savez le pire ? C'est que ce disque n'a pris aucune ride !
Tous les morceaux sont de vraies perles d'art contemporain ; prenez par exemple le long morceau : "Klingklang", sa force est telle qu'il peut vous emmener dans un autre univers si particulier ; le départ du voyage se fait entendre par des petits sons de cloche pour poursuivre en décollant avec une ligne de basse où toute une mélodie se place avec grâce majestueuse. Le rythme s'accélère de temps en temps pour enfin ralentir brusquement et arriver vers une mélodie plus calée, plus sereine. C'est vers la fin de cette épopée que les guitares et d'autres percussions viennent reprendre le relais jusqu'à ce que le silence arrive... Le morceau "Atem" nous donne l'occasion de nous entendre reprendre tout notre souffle, car oui le voyage n'est pas encore terminé. C'est alors qu'on reprend avec "Strom" dont l'intro commence par quelques bruits de larsens accompagnés d'un son crunchy d'une guitare.
La suite est moins agressive niveau son, quelques notes de guitare accompagnées d'une nappe de synthé. Ce morceau inspire la tranquillité, et peut alourdir vos paupières pour pouvoir rêver de choses et d'autres.
Les 2 morceaux suivants sont indescriptibles, ils poussent une telle expérimentation au niveau de la guitare et des effets, qu'il devient impossible de tout analyser, je me contenterai de raconter les émotions que j'ai eues à leurs écoute. A vrai dire ces émotions là sont un peu chamboulées ; à la première écoute j'avais du mal à capter l'intérêt de "Spule 4" et de "Wellenlänge", mais à force de persévérer je me suis mis à m'y attacher et à les aimer. Ces 2 morceaux nous ouvrent les portes d'un imaginaire futuriste où pullulent toutes sortes de nouvelle technologie.
Et enfin le dernier morceau est une mélodie au synthé qui marque la fin de l'album.

Il faut avouer que ce groupe de pop électronique est une inspiration majeure (il a inspiré Depeche Mode, Radiohead pour Kid A etc...) pour les groupes touchant à l'electro de nos jours, il a su insuffler des nouveaux sons, et une nouvelle façon d'écrire la musique. Kraftwerk est un fertilisant pour notre imagination, il est si bon de le mettre sur notre platine de temps en temps !


Intemporel ! ! !   20/20
par Metus_Asper


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