Mondo Generator

Dead Planet

Dead Planet

 Label :     Mother Tongue 
 Sortie :    lundi 11 septembre 2006 
 Format :  Album / CD   

2006. Après un an et demi de troubles dans les eaux oliveriennes, Nick nous revient avec un nouvel album intitulé Dead Planet. Inutile de revenir sur la délicate publication de cet album qui devait initialement sortir sur le label du sieur Oliveri, lequel a malheureusement coulé entre temps. A cela s'adjoint une profonde retombée dans l'underground pour notre barbu chauve préféré, après son exclusion pure et simple des Queens Of The Stone Age début 2005. Bref des conditions difficiles pour un nouvel album. Mais intéressons nous au contenu de cette galette.

Déjà on peut dire que cet album rappelle le 2ème opus du groupe tellement il est énergique et énervé ! Comme ce dernier la variété est de mise avec des titres punk, stoner et rock. On ne peut pas vraiment parler d'unité dans cet album puisque avec de telles différences de style d'un chanson sur l'autre il est impossible d'avoir quelque chose de linéaire, de formaté ou de cohérent. Mais bon, ceux qui connaissent le lascar ne seront pas déçus. C'est la marque de fabrique de Nick.

Seul bémol : sur cet album on trouve 4 titres sur 14 qui étaient déjà présent sur les autres opus du combo : "All The Way Down", "So High", "Take Me Away" (ex-"All I've Got"), "Paper Thin". Bon c'est sympa de réécouter dans une nouvelle version mais ça sent quand même le remplissage. Les nouvelles chansons par contre sont toutes assez homogènes en qualité : on ne trouve pas de grand tubes dignes de remplacer "Autopilot" ou "So High So Low" par exemple, mais l'ensemble du disque permet de faire une bonne idée de ce dont est capable notre bassiste déjanté. "Like A Bomb" aurait pu figurer sur Rated R des QOTSA, "Lie Detector" est très surprenante avec sa rythmique saccadée et pour moi c'est la chanson la plus innovante de cet album, "Sonic Slow Motion Trails" est dans la même veine qu'un "So High So Low"... La chanson single "I Never Sleep" est paradoxalement une des plus faibles de l'album : trop classique, trop impression de déjà vue... seule l'intro de basse sauve les meubles et bon ça se laisse quand même écouter. Il faut aussi signaler l'hilarante "Sam Hall" reprise d'un classique jazz New Orleans, qui figure en piste cachée. Bref des chansons très cool et de même niveau. Mais c'est avant tout en live que ces nouvelles compositions prennent toute leur ampleur, délivrant l'énergie nécessaire pour faire vibrer le public.

Pour conclure il s'agit d'un album à la fois homogène et éparpillé : homogène par le niveau des compositions, où aucune chanson ne se détache spécialement, et éparpillé par la diversité des styles abordés. Le seul regret est le remplissage. Oh et pis merde c'est pas grave... All is forgotten we love you Nick !!!


Très bon   16/20
par Boys24


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