Hawksley Workman

Lover/Fighter

Lover/Fighter

 Label :     Isadora 
 Sortie :    mardi 23 septembre 2003 
 Format :  Album / CD   

Plus de mauvais que de bon dans ce Lover/Fighter. Hawksley Workman a en 2003 la discutable idée de continuer à faire strictement ce qu'il avait fait jusqu'ici, c'est-à-dire des chansons folk-rock légères inspirées par un chant grandiloquent, mais de dimension vulgairement similaire à ses autres albums et en changeant quelques trucs-bidules...
Déjà, une grosse retenue musicale : Workman semble se contenter de compostions basiques sans y apposer la pointe de fantaisie qui avait charmée son monde sur The Delicious Wolves (on regrette par exemple la stricte absence d'un bon petit "Jealous Of Your Cigarette"). Le chant y perd en goût et les piques d'adrénaline font plus penser à du Muse/Coldplay au plus haut de sa forme (Gloups !) qu'aux singeries qui nous faisaient vibrer et nous pliaient en quatre à la fois.
Ensuite justement, finit l'humour, si ce n'est dans des bribes de paroles ou de titres ("Tonight Romanticize The Automobile"). Le style relativement tranquille que distille l'artiste (et les coup de colliers sont justement absent ici aussi) a tendance à envoyer son répertoire dans le pop-rock fm sans goût alors qu'il était parvenu dès ses débuts discographiques à s'en mettre en marge. On pourrait presque confondre cette ‘œuvre' avec le dernier Phil Collins...
La prod' n'aide pas non-plus, "No Reason To Cry Out Your Eyes" en summum de la bouffonnerie d'ingé-son d'académicien, et même Almost A Full Moon semble moins fade en comparaison. A croire que par une révélation et un succès en poche, l'augmentation des moyens a ruiné le petit son du home studio du canadien pour faire un album pour le Stade De France : tout devient très impersonnel, au point de ne même plus reconnaître l'artiste, et les fans du songwriter auront autant peur avec "Smoke Baby" qu'avec une chanson de Pink (la fausse punk qui puk).
En fin de compte et après tous ces constats, chaque refrain de Lover/Fighter paraît avoir été conçu pour faire chanter un public dont le nombre ne doit être sous la barre du millier (tout l'album donc, et en particulier "We Will Still Need A Song", "Anger As Beauty"...), chose qui avait été jusqu'ici adroitement évitée malgré l'emploi de chœurs en masse sur disque. Les bonus track des différentes éditions sont ironiquement bien meilleures, surtout la reprise de Love Will Tear Us Appart" (Joy Division)...
Mais que s'est-il passé ?! Si c'est bel et bien l'entrée de Hawksley Workman dans la cour des musiciens reconnus, il s'agit plus de ceux reconnus dans la rue que dans le métier... c'est bien amer. En espérant qu'il n'arrivera pas à faire pire.


Exécrable ! !   1/20
par X_YoB


  Diverses éditions contiennent des suppléments tels que...

"Ilfracombe" (bonus track)
"Addicted" (bonus track)
Making of Lover/Fighter
"Anger As Beauty" (video)

ou :
"Addicted" (bonus track)
"Mexico" (bonus track)
"Love Will Tear Us Apart" (bonus track)
+DVD :
"Jealous Of Your Cigarette" (live Eurocks 2002)
"Your Beauty Must Be Rubbing Off" (live Eurocks 2002)
Making of Lover/Fighter

ou :
"Ilfracombe" (bonus track)
"A Knife In The Country" (bonus track)
"Lust" (bonus track)
"Where It Used To Snow" (bonus track)
+DVD :
"Jealous Of Your Cigarette" (live Eurocks 2002)
"Your Beauty Must Be Rubbing Off" (live Eurocks 2002)
Making of Lover/Fighter


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