Idaho

Alas

Alas

 Label :     Buzz 
 Sortie :    mardi 29 septembre 1998 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Idaho se laisse aller à la rêverie et s'abandonne lui-même pour se perdre et se délecter de cette ivresse.

Toujours avec cette maîtrise mélodique qui leur a apporté une énorme renommée auprès des trop rares initiés, le combo californien trouble une nouvelle fois avec des compos élégantes et mélancoliques, et on peut reconnaître que chaque titre est un bijou. Rien à jeter, tout est à écouter [la touche 'repeat' est recommandée].
Le ton est désormais (faussement) plus calme, loin des brûlots précédents, la preuve puisque Jeff Martin ne gueule plus. Sa voix se fait plus chaude, plus chevrotante et plus envoûtante.
Des morceaux comme "Jump up" ou "You'll Get to the Bottom of This" sont de pur joyaux, découpés en plusieurs phases, scindés en parties, tantôt reposées, tantôt intenses. D'autres titres laissent la porte ouverte à une instrumentalisation nouvelle ("Scrawny"), beaucoup plus athmophérique. A l'image de sa pochette, Alas emporte vers les étoiles. En fait c'est une berceuse, comme le laisse suggérer le piano (Jeff Martin a eu une formation classique) de "Leaves upon the Water".
Groupe à la géométrie variable (il ne reste plus que Dean Seta et quelques invités), Idaho entame sur Alas une démarche qui le ménera vers l'isolement, l'introspection, mais aussi vers une certaine forme de beauté épurée.
La voix grave et délicate, les guitares aériennes et parfois rugueuses soutenues par une rythmique douce et sombre, les morceaux plus expérimentaux et onriques ... Tout concourt à peindre une atmosphère éthérée et poétique.
On se laisse entrainer comme lorsqu'on tombe de sommeil, vers une évasion contemplative et reposante. Une sorte de recueillement.
Après un début de carrière sinueux, il est bon de s'apercevoir que le groupe conserve son identité. La mélancolie de ce groupe nous est chère, car elle nous touche sincèrement, jusque dans notre coeur.

Cette tritesse mêlée à un raffinement épuré, où l'espoir entre en conflit avec l'abbatement, est si proche de nous, si humain et si profond, qu'on ne peut y rester insensible.


Parfait   17/20
par Vic


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