Giant Sand

Saint-Malo [Route Du Rock - L'Omnibus] - samedi 18 février 2006

Avec Giant Sand, autant dire que c'est l'un des gros morceaux de cette session hivernale de la Route du Rock qui se présente sur scène !

Howe Gelb débarque seul sur la scène de L'Omnibus pour présenter un début de set dévoilant une volonté affichée d'apparaître intimiste et proche du public. Chantant calmement en s'accompagnant au piano, Howe Gelb réussira à installer une ambiance toute particulière au son sans artifice dont ses deux musiciens profiteront pour faire leur entrée. Et voilà le concert véritablement lancé !
Connaissant en vérité peu Giant Sand, je m'attends à quelque chose relativement proche de Calexico, mais non ! Giant Sand va s'évertuer à balancer des compositions très basiques de folk teinté de blues. Certes, pour certains, nous voilà débarqués en plein milieu de l'Arizona mais la magie va très vite se dissiper. Ce qui au début parvient à séduire par l'entremise d'un univers totalement à part, finit à la longue par engendrer un vrai sentiment de lassitude, Howe Gelb peinant à maintenir le climat enchanteur entraperçu au début de son set.
Loin de présenter un mauvais show, Giant Sand ne réussira pas le pari de rallier à sa cause. Dommage... ce country-blues à tendance rock par moment démontrera très rapidement ses limites. Ce qui avait si bien commencé n'a pas réussi à engendrer la quelconque addiction.


Moyen   10/20
par X_Jpbowersock


 Moyenne 12.50/20 

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Posté le 21 février 2006 à 23 h 53

Je ne tiens pas spécialement à contredire cette première critique, mais plutôt à faire rééquilibrer le jugement de ce concert.
N'ayant plus sa réputation à faire, Howe Gelb et son groupe prennent désormais le temps de faire murir leur titres sur scène. On qualifie souvent Giant Sand de 'desert rock', ce qui leur va plutôt bien ; mais Gelb préfère la notion d' 'érosion' (-selon ses propres mots-), et c'est bien ce que l'on a ressenti ce samedi soir : une musique désertique, aride, où Howe Gelb ressemble davantage à un Don Quichotte des temps modernes qu'à Lucky Luke ou Buffalo Bill (comme j'ai pû l'entendre dans le public ...).
Le début de concert amorcé par un film et le piano bastringue de Gelb nous transportent en plein Arizona, dans un village abandonné par les hommes, mais où les fantômes rôdent ...
Et lorsqu'il dégaine sa Telecaster, comment ne pas sentir le soleil taper sur nos têtes, nous mettre à terre le nez dans la poussière.
Giant Sand bouscule la Country et l'Americana sans jamais tomber dans les clichés du genre, et rappelle au passage la musique d'un certain Neil Young, au travers du prisme Gelb.
Bon   15/20





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