The (International) Noise Conspiracy

Paris [Le Nouveau Casino] - mardi 01 juin 2004

The (International) Noise Conspiracy
Un concert de The (International) Noise Conspiracy, c'est un peu comme un meeting du Parti Communiste branché sur 120 000 volts, un peu comme si Arlette avait pris des excitants et avait mis les doigts dans la prise !
Ce soir, les Suédois sont de passage à Paris en prévision de la sortie de leur nouvel album à venir pour fin juin 2004, Armed Love. En guise d'apéritif, on a le droit à Starlite Desperation, groupe originaire de Los Angeles dont c'est la première visite parisienne. Très bonne surprise que ce quatuor US qui délivre un post-punk rock bien ficelé, aux accents glam dans le chant. Des compos qui tiennent très bien la route, aux constructions intéressantes et variées, bien tenues, pour un set d'une quarantaine de minutes réussi qui suscite un réel enthousiasme dans la salle, au point que Starlite Desperation revienne pour un rappel complètement imprévu.

Le temps d'installer une énorme banderole rouge en fond de scène avec le nom de TINC écrit en gros (histoire de ne pas se tromper sur la marchandise !), et les cinq Suédois déboulent, acclamés comme il se doit (il faut dire que le Nouveau Casino est ce soir là, copieusement rempli d'étrangers -et notamment de compatriotes des TINC-). Le chanteur, ex-Refused comme chacun le sait, arrive le dernier, moulé dans une étroite veste en cuir, comme ses autres camarades d'ailleurs. Ouvrant par l' inévitable "Smash It Up", The (International) Noise Conspiracy met les pieds dans le plat sans ménagement et sans se poser de questions. D'entrée, on comprend qu'ils ne sont pas là pour faire de la figuration ! Et c'est tant mieux !! ...
Ultra énergique, pied au plancher, le set made in Suède qui nous est délivré, ne fait pas dans la dentelle : on s'en prend plein les oreilles, c'est puissant, survitaminé, maîtrisé et décoiffant à la fois. Guitares tranchantes et synthés se répondent, au milieu de lignes de basse lourdes et stylées. Dennis Lyxzén, véritable maître d'oeuvre et leader (dans tous les sens du terme), impose sa présence sur scène avec une certaine classe, défiant les lois de la gravité en escaladant amplis et autres obstacles sur son passage. L'homme harrangue son auditoire, son public, ses "électeurs" serait-on tenté de dire .... Car un concert de The (International) Noise Conspiracy, c'est aussi un discours, une position politique très appuyée, qui nous est rappelé de toutes parts, à la fois dans les textes, dans les propos tenus par Denis entre chaque titre interprété, ou encore par les drapeaux ultra explicites recouvrant les amplis de scène.
Le groupe nous offre un grand nombre de morceaux qui figureront sur Armed Love, et autant dire tout de suite que le discours des suédois ne s'est pas assagi, bien au contraire. Même s'il peut parfois sembler réellement naïf, il n'en demeure pas moins que l'énergie et les convictions sont toujours intactes. La fosse du Nouveau Casino transpire en tout cas autant que son leader ! TINC s'offre deux rappels bien mérités, poings levés : premier rappel emmené par le célèbre "Capitalism Stole My Virginity" repris en choeur avec vigueur par la salle chauffé à bloc. Enfin, le groupe revient une dernière fois, nous précisant que de toutes façons, ils n'ont plus qu'un seul et unique titre sous le coude (lol).

Vers 22H45 et après une bonne 1H20 de set sans baisse de régime, la prestation de The (International) Noise Conspiracy s'achève dans la sueur, la chaleur et l'impression d'un quasi sans fautes. Les suédois ont convaincu, délivrant leur message politique comme il se doit et trouvant face à eux un accueil qu'ils méritent. Les cinq garçons sortent en levant les poings ou les doigts en ' V ' ..... A croire qu'ils viennent d'être élus à la tête du mouvement garage punk pour les vingt prochaines années !


Parfait   17/20
par GirlfromMars


  Crédit photo : merci à Sophie.


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