Big Thief

Paris [Trabendo] - lundi 27 mai 2019

Depuis des semaines, le nouvel album UFOF du groupe Big Thief tourne en boucle dans mes oreilles : impossible de louper leur passage au Trabendo en cette fin de mois de mai.

Big Thief est un groupe américain dont je galère à prononcer le nom, composé de Adrianne Lenker et ses trois acolytes Buck Meek à la guitare et voix, Max Oleartchik à la basse, et James Krivchenia à la batterie.
Quelle belle salle que le Trabendo. L'arrivée au travers des arbres de la Villette, la terrasse extérieure, l'intérieur aux murs recouverts de motifs géométriques colorés avec balustrades et niveaux. Il est cependant difficile de trouver une place avec bonne visibilité, la salle affichant complet ce soir. C'est donc sur la pointe des pieds et avec mal de dos que je vis ce concert, mais sa qualité n'est en rien altérée. J'aperçois de loin la fine décoration de la scène : un bouquet de fleurs au centre et des roses liées aux pieds des micros.

Pendant une heure trente, ce qui me frappe le plus est l'intensité de la voix d'Adrianne, et ce qu'elle dégage. Elle est impressionnante, souvent douce, parfois presque agressive avec ses cris de désespoir. Tout comme les chansons, qui passent de la douceur de l'acoustique au son électrique un peu plus féroce. C'est vraiment intense, et intime.
S'alternent d'abord des chansons des deux premiers albums Capacity et Masterpiece, que je connais moins et découvre avec plaisir. Je retiens surtout parmi elles "Paul" et "Shark Smile". Une demi-heure s'écoule avant la première chanson tirée de UFOF : "Cattails". Pour l'occasion, Adrianne utilise une guitare à douze cordes, et c'est magnifique. Après quelques titres, elle s'échappe de la scène et laisse place à son guitariste Buck qui joue alors seul une très jolie chanson folk, il a lui aussi une très belle voix. Adrianne revient ; le groupe est sympathique, ils sont souriants, discutent, racontent des anecdotes, et pendant ce temps la chanteuse règle sa guitare en open tuning. Ils parlent d'aliens, donnant ainsi un indice sur la chanson à venir, et c'est alors qu'Adrianne nous fait savoir qu'elle est toujours stressée de jouer celle-ci. Et, tandis que quelques couplets de "UFOF" sont entamés, elle s'arrête net, expliquant qu'elle ne peut pas continuer à jouer cette chanson, malgré quelques étonnements prononcés du public. Elle s'excuse : ça n'a pas de sens si elle ne se sent pas à l'aise. A la fois, ce qui se passe est étonnant, et je suis déçue de ne pas entendre cette chanson en particulier. Mais finalement, ça ne fait que renforcer le charme et la sensibilité d'Adrianne. Et d'ailleurs, la déception est vite oubliée lorsqu'elle change de guitare et enchaîne avec la magnifique chanson "Orange".

Le concert se termine avec l'attendue "Masterpiece", le groupe est acclamé. En guise de rappel, l'attachante Adrianne revient seule sur scène pour une dernière et nouvelle chanson.
Ce live aura donc bien transmis l'atmosphère particulière dans laquelle nous plonge l'album, et je ressors du Trabendo totalement conquise.


Parfait   17/20
par Bora-bora


  Setlist :
Those
Shark Smile
Paul
Not
Mary
Capacity
Cattails
Mythological Beauty
Terminal Paradise
- Buck -
Contact
UFOF
Orange
From
Real Love
Masterpiece
>>>
Titre inédit & inconnu


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