L7

Hungry For Stink

Hungry For Stink

 Label :     Slash 
 Sortie :    mardi 12 juillet 1994 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

En 1994, les Riot Grrrls sont au sommet de la vague : Hole sort Live Through This et L7, Hungry For Stink qui leur assure quelques beaux jours devant eux grâce au tubesque "Andres". Hungry For Stink est d'ailleurs certainement l'album le plus connu de L7, mais également l'un des plus aboutis du groupe. Ici les guitares et les riffs lourds et puissants sont les maîtres à bord. S'ouvrant avec le cultissime "Andres" donc, ce quatrième album de L7 ne fait pas vraiment dans la dentelle. Donita Sparks hurle autant que ses poumons peuvent le lui permettre. Ainsi, "Baggage" est un morceau violent basé sur une rythmique lourde et lente, durant lequel Sparks a tout le loisir de s'égosiller et de faire profiter l'auditeur de son timbre de voix !
Cependant, l'album est manifestement plus travaillé que ses prédécessseurs et semblent profiter d'une maîtrise jusqu'ici inégalée. Les L7 ne partent plus dans toutes les directions et ne se perdent plus dans certains plans dénués d'intérêts. Hungry For Stink gagne donc en concision et en efficacité; on ne s'en plaindra pas. "Can I Run" possède un charme indéniable et s'articule autour d'un refrain entêtant des plus efficaces. Les morceaux les plus violents se laissent même écouter avec plaisir : "Fuel My Fire", "Bagage" ou "Freak Magnet" nous dévoilent quatre nanas énervées qui semblent en vouloir à la terre entière. Le résultat est vraiment convaincant, et L7 gagne définitivement en crédibilité grâce à Hungry For Stink.
Et puis voilà. Il y a ce titre. "Stuck Here Again". Certes ces nanas sont énervées, mais cool, elles le sont tout autant. "Stuck Here Again" est LE morceau "cool" par excellence. L7 devient, le temps d'un titre, un groupe que l'on a envie de chérir, d'adorer. Vraiment. "Stuck Here Again" ou comment oublier toutes les approximations d'un groupe et ne retenir l'espace d'un instant que ça, ses coups de génie. L7 sait être admirable,et le prouve ici de fort belle manière.

Hungry For Stink, peut-être pas révolutionnaire, mais vraiment très bon dans son style ! Putain... vraiment très bon...
"Yeah Yeah I'm stuck here again, I've learned to make bad situations my friend. It starts all over just when it should end, Yeah Yeah I'm stuck here again"


Bon   15/20
par X_Jpbowersock


 Moyenne 15.50/20 

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Posté le 14 juillet 2010 à 11 h 58

Il existait cette série animée américaine qui passait les mercredi après-midi dans les années 1980 : Jem (précurseuse peut-on dire d'une actuelle Anna Montana) et les pas belles méchantes Misfits, les concurrentes des Hologrammes de la poupée aux cheveux rose. Oui mais c'était gentil, tout ça! Et les Misfits ne jetaient pas leurs tampons sur le public, à l'inverse d'une Donita Sparks, guitariste et chanteuse des terribles L7. Terribles au point qu'elles avaient ravagé le salon de Charles Peterson (l'album photos "Seatlle Grunge" paru en 1995) lors d'une séance de photos mémorable pour ce dernier.

Succède donc à Bricks Are Heavy, produit par Butch Vig et qui n'avait pas satisfait les quatre métalleuses au grunge pesant, ce Hungry For Stink plus crade et plus agressif selon elles et en rapport à ce qu'elles désiraient. De là à faire un parallèle comparatif avec Nevermind et In Utero, on en est pas loin! La première face démarre impeccablement avec "Andres" suivi par cinq autres titres dont "Baggage" (ça hurle bien), "Can I Run" et "Questioning My Sanity" (qui se souvient de la prestation live du morceau dans jadis l'émission "Nulle Part Ailleurs"?). La seconde face accuse quelques longueurs, notamment à cause de quelques titres lents comme le plus cool "Stuck Here Again" ou le long et lourd "Talk Box" tout au fond, mais bénéficie de "Fuel My Fire" et de quelques autres un peu plus efficaces.

Même si les furies cracras de L7 n'avaient peut-être pas révolutionné grand chose avec ce quatrième album, on ne pouvait pas à l'inverse leur reprocher un manque de folie rentre dedans et une certaine reconnaissance au milieu d'un sacro saint rock'n'roll alors représenté majoritairement au masculin. Elles faisaient partie des meilleures et elles en avaient...à revendre.
Très bon   16/20







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