Encre

Flux

Flux

 Label :     Clapping Music 
 Sortie :    février 2004 
 Format :  Album / CD   

Entre les textes magnifiquement murmurés des différents morceaux qui peuplent cet album, et les musiques plus calmes les unes que les autres qui contrastent parfaitement avec la puissances des mots superbement mis bout a bout, on parcourt ici l'univers de Encre.

Je ne connaissais pas du tout Encre avant ce disque et je n'ai qu'une envie... découvrir son album précédent.


Excellent !   18/20
par Wagga


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 09 novembre 2008 à 16 h 25

Fusion d'organes indiscernables rappelant un ‘pod', cette console faite de tissus vivants dans le film eXistenZ de Cronenberg, Flux est une nouvelle connexion somatique avec le monde de Yann Tambour. Le français ouvre en grand son intimité dans une musique sinueuse de l'entrecroisement, de l'entremêlement faite intégralement d'instruments classiques samplés. Place à la confusion des genres et des esprits ancrée dans un personnage qui entreprend une confession à travers des textes acerbes susurrés presque inaudibles rappelant Diabologum. A la dérive dans une mouvance érotique dérangée parfois bien au-delà de certains textes qui eux ne trompent pas, Encre se fait poète moderne embrassant les occasions de délivrer des récits crus outranciers presque salaces. Ce second disque est l'organe déprimogène adéquat pour balancer ses rafales provocantes offrant un contraste déconcertant avec la musique classieuse proposée saccadée. Chacun des éléments en effet subit les stigmates de l'artiste, et se voit parcourir de convulsions, trituré et aliéné. Piano, violons, cordes en général, nul ne semble échapper à son quart d'heure de démence, de névrose qui a des racines bien plus profondes que l'on voudrait le croire. Et si "Marbres", "Galant(es?)", "Us" forment les trois pics de grâce de cet album, il ne faut pas néanmoins percevoir chaque titre comme le sacre des désirs lubriques de Yann Tambour. Car si le ton reste équivoque, il est bon de remarquer que derrière Encre se cachent parfois ces "Sèves" sensuelles et charnelles qui rendent comptent d'un personnage beaucoup plus complexe qu'il veut bien laisser entendre - bien que la confusion mélodique ambiante nous avait déjà guidé sur ce chemin là. Un univers à découvrir impérativement.
Excellent !   18/20







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