Fairmont

Automaton

Automaton

 Label :     My Favorite Robot 
 Sortie :    mercredi 12 décembre 2012 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Après un Coloured In Memory mariant avec originalité et une maîtrise de haut niveau electro, pop, pyschédélisme , sur fond de techno minimale voire "ambiant" , Fairmont s'aventure, 5 ans plus tard, dans des territoires relativement plus sombres et froids mais toujours aussi inhabituels, planants et redoutablement mélodiques !

Sans que sa musique soit véritablement référencée, même si on y sent planer l'ombre de Depeche Mode ("Broken Glass"), elle évoquerait , dans une certaine mesure, ce qui a pu se faire de mieux en matière d'electro-pop teintée de new-wave dans les années 80 ("Slowing Down", qui évoque John Foxx, par exemple). Mais avec ce plus apporté, au cours de la décennie suivante, par l'évolution non seulement de l'électro mais aussi de la techno ("Old Qays"). Il faut quand même signaler que Fairmont, alias Jake Fairley, est non seulement compositeur (plusieurs projets parallèles...) mais également producteur, d'où sa maîtrise indéniable en matière de travail sur le son .
La dimension electro est donc relativement mise en avant dans cette musique , dominant notamment un chant légèrement en retrait, invoquant ainsi quelque peu le spectre du shoegaze, et lui disputant même parfois ses lignes mélodiques. Mais l'electro étend aussi son registre, évidement vers une portée rythmique ainsi qu' atmosphérique et au final, très planante ("Sara"). C'est ainsi l'univers de la nuit qui est ici évoqué, non seulement dans le contexte festif du dancefloor et de l'univers des DJ, mais également dans celui plus torturé et évocateur d'une certaine noirceur cold wave. D'ailleurs cette approche n'est sans doute pas sans lien avec celle d'une certaine scène canadienne actuelle, nimbée d'electro et oscillant entre hédonisme et sentiments obscurs (Crystal Castles, Austra, Trust, Femminielli... ). Et le chant vocodé du bonhomme fait très bien office de lien entre ces deux tendances contradictoires, à la fois sensuel et monocorde !
En dépit de sa portée introspective,la musique d'Automaton reste quand même relativement entraînante pouvant donc inciter tant à une écoute plus statique ("Fate", très ambiant) qu'à la dance ("Creatures Of Night", "Tiny Diamonds" ou encore "Last Dance" justement...).

Au final, Automaton parvient donc à établir pont très original entre techno minimale et new-wave , par l'intermédiaire du liant que constitue l'electro, tout en comportant une dimension planante qui rend cette musique d'autant plus envoûtante. Le tout sous couvert d'une maîtrise de production indéniable et d'un savoir faire mélodique bluffant !


Exceptionnel ! !   19/20
par Slowdown


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