The Third Eye Foundation

The Dark

The Dark

 Label :     Ici D'Ailleurs 
 Sortie :    lundi 08 novembre 2010 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Souvenez-vous. Il y a quelques années sortait Collected Works, les trois premiers et uniques albums de The Third Eye Foundation, regroupés dans un coffret de toute beauté. Le talent de Matt Elliott (l'homme seul derrière le projet) y éclatait dans toute sa splendeur. On y mesurait l'évolution implacable qui l'avait conduit de la jungle goulesque de Ghosts à la douceur mélancolique de Little Lost Soul, le tout en trois petites années (de 97 à 2000). Un exploit.

D'une certaine manière ce coffret fermait la porte à tout nouvel effort sous le nom de The Third Eye Foundation; genre "tout est dit". Et pourtant, sans crier gare, voilà que 10 ans plus tard, l'anglais revient avec un nouvel album électronique signé sur le label français Ici D'Ailleurs. Son nom: The Dark. Tout un programme, surtout quand on sait que les trois premiers disques de l'anglais n'incitaient pas franchement à la grosse rigolade...

Dès les premières minutes, aucun doute, c'est bien The Third Eye Foundation. On se sent d'une certaine manière rassuré: rien n'a changé (mêmes sons, mêmes ambiances) et on se dit donc que ça ne peut-être que bon. Mais assez rapidement, ce confort se mue en scepticisme: les 5 titres de The Dark sont effroyablement longs, d'autant plus qu'Elliott a fait le pari d'une sorte de concept album, ou chaque chanson s'enchaîne (assez limpidement, il faut l'avouer) avec la suivante. Là où Ghosts, You Guys Kill Me et Little Lost Soul impressionnaient, c'était dans leur capacité à boucler en quelques minutes une ambiance ou des mélodies qui saisissaient à la gorge... Ici tout s'étire interminablement, sans que l'on soit jamais touché, tant l'on se sent TROP en terrain connu.

L'écoute de The Dark est au final incroyablement éprouvante: l'attentisme et la complaisance dont a fait part l'anglais conduisent d'abord à l'agacement, puis à l'ennui. Les compositions sont étonnamment statiques, baignent dans leur propre jus: rien ne bouge, ou presque, de la première à la dernière minute de chaque morceau.
Et la violence de "If You Treat All Like Terrorists", qui lorgne de manière outrancière vers les déflagrations de Ghosts n'y fait rien, les 40 minutes qui précèdent ont eu raison de nous.

LA grosse déception de cette année 2010.


A éviter   6/20
par Jekyll


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