Landscape

One

One

 Label :     Square Dogs 
 Sortie :    mars 2005 
 Format :  Album / CD   

Quoiqu'en laissent penser ses penchants pour les plages pop atmosphériques un peu aventureuses, Guillaume De Chirac est un homme d'action. A peine le split de son groupe The Misadventures Of... prononcé le voilà déjà parti à un autre projet nommé Landscape auquel suit la création de son propre label Square Dogs afin de mener à bien la production de ce premier album. One, au titre qui ne fait pas de vague, réunit pour l'occasion ses amis de la scène parisienne comme Richard Cousin et Cyril Tronchet de Overhead ou encore ses anciens compagnons Steffen Charron et Leonard Mule dans des rôles similaires. Connaissances de plus ou mois longues dates, la bande de français s'est parfaitement trouvée pour engendrer ces onze titres aériens d'une homogénéité frappante, qu'on se laissera écouter d'un trait d'un seul. "There", "Must", "Be", "Something", "That", "We", "Can", "Do", "Against", "Them", "...?!" ne sont pas seulement liés par cette problématique universelle développée sur le premier morceau – rappelant un certain "Cody" - mais par une envie commune de pousser le rock instrumental dans ses retranchements. De se débarrasser du superflu et d'aller chercher les mélodies là où l'on s'aventure que très rarement, s‘affranchissant de toute contrainte pseudo mélodique ou de cette peur du blanc. Pour cela il faut franchir les embruns d'un post-rock dépouillé de toute agressivité, lapidaire et réservé mais également pénétrer dans les écumes d'un électronica timide et succinct (brèves apparitions de Sébastien Schuller). Derrière un tel piano elliptique fébrile, une guitare ensorcelée qui tourne en rond, prise au piège dans cet espace convexe ("That"), Landscape se déploie lentement et efface De Chirac de toute prise de décisions individuelles. Rare sont les parties où il prend le chant ("Something" très juste); il préfère sa place derrière ses claviers, à l'écoute. L'essence du combo vient de bien plus profond, retenu par un souffle collectif, attendant que ça se passe. Tellement tout est contenu, livré au compte-goutte. Elle surgit néanmoins sans peine, à couvert de ces brumes soigneusement concoctées jusqu'à un pic de relâchement final ("Against" puis "Them") loin d'être tempétueux mais suffisamment agité pour que l'on apprécie le dénouement. Ca y est. Ca s'est passé. On ne saurait dire quoi puisque tout reprend finalement sa place initiale. Mais ça s'est passé. Ca s'est passé.


Bon   15/20
par TiComo La Fuera


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