The Libertines

Can't Stand Me Now

Can't Stand Me Now

 Label :     Rough Trade 
 Sortie :    lundi 09 août 2004 
 Format :  Single / CD  Vinyle   

Il fait vraiment chaud pour cette avant-dernière rentrée au lycée. On est un peu déçus que les vacances soient déjà finies, mais ça fait plaisir de revoir les copains. Y'a Luc qui nous parle de ses vacances passées à surfer, Laëtitia qui a découvert les dangers des boîtes. Et dans son coin, y'a Olivia, la jolie rockeuse. La conversation s'engage, et elle me raconte que sur mes conseils elle s'est mise à David Bowie. Mais surtout, elle a passé ses vacances à Paris, et a pu voir les concerts que Pete Doherty a donné pendant l'été dans des troquets (je pense maintenant qu'elle mentait). Elle s'est inquiétée toutes les vacances au sujet de la sortie du nouvel album, mais finalement il va bien sortir. Elle me dit que le premier single, Can't Stand Me Now est excellent, ce à quoi je réponds que je ne connais pas du tout les Libertines. Etonnée, elle me le prête et me demande de l'écouter. Je promets de le faire, plus pour voir son joli sourire que par véritable curiosité.

C'est chose faîte dés le lendemain. Première écoute, waw c'est vraiment sympa, j'adore ce son de guitare mal réglée ! La mélodie aussi est vraiment cool, j'adore cette intro où les musiciens pincent les cordes des guitares. Ah voilà les voix... Et ben, ils ont un sacré accent ! C'est ça les cockneys ? Ah ok papa... Putain, elle est vraiment bien cette mélodie. Et ce final, c'est énorme ! Les deux guitares qui jouent ensemble, l'harmonica, les voix qui partent dans les aigus ! Dommage que je ne les ai pas connus avant ! J'avoue bien aimer, mais je me demande si c'est vraiment la chanson ou Olivia... Des doutes qui s'envolent quand je vois le clip sur MTV2. Quelle classe! Le public du concert est en folie. Pete qui donne des coups de pieds à son micro, Carl qui joue torse nu, Pete qui joue de la guitare au plus proche du public, puis qui porte Carl sur ses épaules... Je comprends le sens de la chanson. Ces deux lads entretiennent vraiment une relation amitié-haine, mais l'amitié semble plus forte. Un coup d'œil aux paroles et je vois que je ne me suis pas trompé : ‘Have we enough to keep it together, or do we just keep on pretending ? And hope our luck is never ending ‘. Qu'est-ce que j'ai été con de croire ceux qui disaient que Pete a cambriolé l'appart de Carl uniquement pour se faire de la pub... Ce mec est authentique, il joue avec ses tripes, et ses problèmes de drogue, j'arrive plus à croire que c'est pour faire son intéressant. Bon ben ça y'est je suis fan des Libertines.
Voyons voir la suite ! "Cyclope", et ben, c'est déjà autre chose. On dirait presque du reggae sur les couplets... Ils imitent les Clash ? Ok papa...Ah ce refrain, j'adore cette accélération, et puis ce son de guitare ! Waw ce final, qu'est ce que c'est bordélique.
"Dilly Boys" maintenant. Oh, c'est déjà un peu moins sympa...Ah c'est pour ça que ça existe les B-side ? Ok papa... Par contre, j'adore vraiment leur voix venus de l'East End, ce quartier qui me fait rêver depuis que j'ai lu Le portrait de Dorian Gray. Ca a l'air cool l'Angleterre.
Le lendemain, je saute sur Olivia pour lui dire que j'adore, et je la remercie de m'avoir fait découvert ce groupe. Et c'est ensemble qu'on est allé acheter notre exemplaire de The Libertines. Puis on l'a longtemps écouté en partageant les écouteurs de mon lecteur Mini-Disc. Et on a échangé notre premier baiser en écoutant l'album. Puis on a imaginé des plans fous pour aller voir Carl (et peut-être Pete) en concert à Paris, en vain. Mais pour moi, c'était le début de deux belles histoires d'amour.

C'était ça pour nous les Libertines, c'était l'adolescence. Un groupe qui jouait des super chansons pop-punk. Un groupe avec du charisme, et une putain d'attitude destroy. On s'en foutait qu'ils n'inventent rien, de toute façon on ne connaissait pas grand-chose ! Avec eux on a découvert la mythologie rock'n'roll, le romantisme punk. Ils ont lancé plein de vocations en Angleterre, et grâce à eux on a pu écouter plein de supers albums de punk dans les années qui ont suivi.
Les années ont passé. On a découvert plein d'autres genres, pleins d'autres disques mais on repense attendri à ces souvenirs primesautiers. On n'a pas changé d'avis, et on trouve toujours ces chansons géniales. Et on croise fort les doigts pour qu'un jour, Carl et Pete rejouent ensemble.


Excellent !   18/20
par Vamos


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