Butter 08

Butter 08

Butter 08

 Label :     Grand Royal 
 Sortie :    samedi 09 mars 1996 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Butter 08, pour son unique album, a réussi un coup de maître.
Butter 08, c'est 12 chansons de fous, au son énorme, aux compositions aussi folles que variées, au groove incroyablement puissant et omniprésent.
Des chansons furieuses et explosives ("9MM", "Dick Serious", "It's The Rage", "Degobrah", "Butterfucker") aux morceaux (un poil) plus tranquilles mais toujours groovy et avec un brin de folie ("How Do I Relax", "What Are You Wearing", "Hard To Hold"), en passant par des compos aux montées dignes de l'ascension de l'Everest ("Shut Up", "Butter Of 69", "Sex Symbol", et l'incroyable "Mono Lisa"). Tout déchire (comme dans un dictionnaire) de A à Z : les multi-chants puissamment entrelacés (masculin-féminins, mmmh !), la basse toujours énorme, la batterie ingénieuse et ultra-efficace, les samples malins, les claviers tantôt jazzy, tantôt fous furieux, les guitares souvent ultra-noises, j'en passe et des meilleures...
Ouaouh, un album de rock très frais, ultra puissant, marrant, méga noise et plus groovy que jamais...
Que demande le peuple ?? BUTTER 08 !!!!


Exceptionnel ! !   19/20
par X_Shape104


  La version japonaise de Butter 08 contient 2 titres en plus : 2 remixes de "Butterfucker".


 Moyenne 16.67/20 

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Posté le 27 février 2006 à 14 h 44

Voici l'histoire d'une formation bien étrange, montée pour disparaitre, lancée pour frustrer....
Butter 08 c'est une musique distillant ambiances très sombres et inquiétantes, pourtant bien rock n' roll au niveau des fondations, accompagnée d'un kyrielle de travaux et arrangements plus ou moins electros-expérimentaux. Le tout forme donne un aperçu interessant de ce que peut être une musique très groovy, entrainante ("Butter Of 69", "How Do I Relax", "Mono Lisa", "Hard To Hold"...) et énigmatique et mystérieuse à la fois. Mais Butter 08 ça peut également être un son bien plus lourd, rapide et déchainé à souhait: "It's The Rage" en est la signature. Les voix de Yuka Honda et Miho Hatori semblent parfaitement complémentaires, et concèdent une puissance rare à la formation. Une quasi-perfection d'un duo vocal par ailleurs parfaitement ressenti dans des morceaux comme "Butter Of 69". Et bien que la musique de cet unique opus soit parfaitement claire, sobre et efficace (comme la jaquette du cd), cet album est pourtant, en caricaturant grossièrement, un gros délire construit, un coup de tête et de génie en même temps. Trompettes torturées, solos énervés et synthés déchaînés ("Dick Serious"), bref: un sacré méli-mélo d'influences et d'horizons en tous genres, pour un dépaysement musical presque idéal.
Meilleur qu'une bonne tartine de beurre, Butter 08 !
Bon   15/20



Posté le 21 juin 2008 à 11 h 02

Les deux compères de Cibo Matto en compagnie du John Spencer Blues Explosion ! Qu'est ce que ça peut donner ? Déjà, une ambiance particulière, moite et parfois glauque... Le premier titre punk, rock, complètement psychédélique et survolté vous réveille et vous fait entrer dans le monde étrange qu'a composé cette belle symbiose. Le deuxième titre ("Shut Up") continue, avec une guitare wah wah funky, qui n'enlève en rien l'inquiétude ressentie à l'écoute du morceau. La basse lourde ralentit le tempo, les délires aux claviers vous donneront envie de danser le rock, même si vous êtes tout seul chez vous. Le troisième titre est un peu un niveau en dessous, beaucoup moins énergique et moins envoutant, ce qui vous permet de vous resservir un whisky en vous préparant pour le prochain titre : "Dick Serious". Rock'n roll en fusion, vous ne tenez plus en place, le trombone donne un punch formidable et s'il n'avait pas été là, il aurait fallu l'inventer. La guitare et le clavier, en folie, vous ont fait renverser votre whisky. Et puis vous avez besoin de vous reposer après tout ça. Parfait, voila "How Do I Relax" qui arrive. Moins énergique, il développe néanmoins avec toujours autant d'efficacité cet univers cramoisi.

Euh, pour la suivante, préparez vous à sauter partout et à casser au moins une ou deux babioles... "It's The Rage" porte bien son non. On peut tout de même trouver que le titre s'enchaine mal par rapport au précédent. Et aussi par rapport au titre suivant, qui est loin d'être le meilleur titre de l'album. "Mona Lisa", que Miho Hatori entonne pendant quatre bonnes minutes est un peu gonflant, on attend, il y a cette montée, et puis rien.

Mais le titre prochain, "What Are You Wearing" vous réconcilie d'emblée avec l'ambiance que l'on trouve au début de l'album. Lent et entêtant, vous aurez rapidement envie de chanter avec Russel Simins. "Sex Symbol" vous fera planer dans les vapeurs acides du monde caverneux enfanté par les cinq compères, avant que vous ne vous attaquiez à la chanson la plus punk de l'album :"Degobrah". Alors, avouez que vous avez hurlé sur ce titre, non ? Enchainement parfait avec un petit reggae-rock, qui n'a rien d'exceptionnel mais vous fera au moins sourire, et c'est déjà pas mal. Le dernier titre va vous coller son gimmick dans la tête pour quelques temps, surtout son petit riff de guitare, emmitouflé dans les successions vocales sensuelles de Miho et Russel, qui vous fredonnent tout de même un titre du nom de "Butter Fucker". Ca ne s'invente pas.

Vous n'avez probablement plus de voix ni de whisky, vous avez malheureusement cassé votre verre, une lampe et cette table qui n'a rien à faire au beau milieu de la pièce. Mais entre nous, ça valait le coup.
Très bon   16/20







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