Coil

Time Machines

Time Machines

 Label :     Eskaton 
 Sortie :    jeudi 01 janvier 1998 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Un Ovni ... Un disque quasi inécoutable qui, pourtant, recèle des trésors.

Pour résumer, voici un disque de 72 minutes, aux titres malsains puisqu'il s'agit de formules chimiques de drogue. 72 minutes pour 4 morceaux pesants, oppressants, dignes de nos pires cauchemars.
Coil utilise des drones pour réaliser cet album minimaliste, qui consiste en des sons infernaux répétés à l'infini. Des sons glauques, métalliques, qui nous donnent la seule envie de couper le disque.
Mais malgré cela, la fascination commence à s'exercer, l'hypnose démarre et nous encercle, nous sommes pris au piège d'un album mystérieux et industriel. On se croirait presque dans une usine, avec ces bruits de machines qui semblent ne jamais vouloir s'arrêter, ces bruits qui prennent aux tripes, passent de l'insupportable à une beauté nouvelle en l'espace de quelques secondes.
Pas besoin de drogue pour avoir des hallucinations en écoutant ce disque, peu à peu nous entendons des variations de sons là ou il n'y en a pas, nos oreilles font leur propre morceau.

Je ne conseille pas ce disque aux personnes stressées, il est en effet difficile de supporter longuement cette espèce de chape de plomb qui s'abat sur l'auditeur, ce poids qui s'alourdit de minute en minute.

Le silence qui nous prend une fois ce disque fini est alors assourdissant, un silence qui inquiète finalement plus que le bruit.


Excellent !   18/20
par Zéro


 Moyenne 16.50/20 

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Posté le 21 octobre 2008 à 21 h 12

Time Machines est sans doute le meilleur album pour mesurer le talent de Coil. Pourquoi ? Eh bien sur cette (très) longue galette, le groupe livre une musique minimaliste au possible, totalement dépouillée, mais qui, pourtant, fait vraiment son effet. Les quatre titres aux noms de formules chimiques (qui me confortent dans mon idée d'avoir abandonné les études scientifiques) répètent tous une courte séquence. Entre dissonances métalliques, indus aérien et minimalisme noise.
Avec vraiment presque rien, Coil réussit à installer un climat totalement malsain et carrément flippant. Mettre Time Machines en fond sonore plombe simplement l'atmosphère, l'écouter au casque est un cauchemar éprouvant.
Une expérience de haute volée donc, mais à l'intérêt musical un peu léger. Mais le but n'était pas là.
Bon   15/20







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