Oceansize

Effloresce

Effloresce

 Label :     Beggars Banquet 
 Sortie :    lundi 29 septembre 2003 
 Format :  Album / CD   

Il est des albums dont la richesse nécessite 1000 écoutes pour que l'on puisse prétendre en mesurer l'étendue, ne serait-ce que de façon sommaire.
Ce jeune quintet anglais livre ici en effet un premier album foisonnant, à la croisée d'influences aussi diverses que variées, et dont les trouvailles émerveillent au gré des titres qui défilent.
Au petit jeu des comparaisons, on citera Tool, parce que capable de donner vie à un métal sinueux d'une intelligence rare ; Pink Floyd, parce que capable d'un psychédélisme aussi utile, captivant que maîtrisé ; les Deftones, parce que rageurs à vous en donner des sueurs froides ; et Sigur Ros, parce qu' également à même de poser des ambiances d'un raffinement sans pareil, dans la beauté des sons produits comme dans l'émotion qui s'en dégage.
Beaucoup pour un seul groupe ?
Assurément, mais Oceansize réussit le tour de force de jouer sur les variations avec un talent qui laisse songeur, sans jamais verser dans la surenchère ou susciter l'indigestion. Imprévisibles, mais toujours parfaitement cohérents, les différents morceaux, forts de 3 guitares qui s'enchevêtrent à la perfection, d'une voix suggérant une palette d'émotions aussi larges qu'opposées, ainsi que d'une section rythmique hallucinante d'inventivité, surprennent sans cesse.
Du métal labyrinthique et angoissant érigé par "Massive Bereavement", alternant lancinance hypnotique et rage destructrice, au magnétique "Long Forgotten" dont les arpèges ensorcellants ne manqueront pas de vous décoller l'espace d'un instant les pieds du sol, en passant par l'irrésistible "Amputee", tube en puissance à la fois efficace, accrocheur, et inventif, Effloresce a mille trésors à vous offrir, à condition que vous ouvriez vos oreilles en conséquence.
Tout capter n'est pas simple, tant ce disque regorge de qualités. Un effort d'implication sera certainement nécessaire, mais le jeu en vaut clairement la chandelle.

D'une consistance extraordinaire, à la fois technique, artistique et émotionnelle, ce premier album n'est pas qu'une simple réussite. C'est un coup de maître. A découvrir d'urgence.


Excellent !   18/20
par Yoan


 Moyenne 11.50/20 

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Posté le 08 août 2005 à 19 h 35

Les anglais ont toujours eu un goût prononcé pour l'autodérision et le second degré. Ce goût du détail improbable, de l'emphase inconsidérée, révèlant plus le côté burlesque de la chose.

Oceansize (rien que ça !) n'échappe pas à la règle : son gigantesque, (trop) vocaux lyriques, (trop) paroles creuses, (trop) ... Mais voilà, c'en est sale tellement c'est énorme !
On ne sait pas après quoi courent ces jeunes : ils ressentent cet immense besoin de nous en foutre plein la vue ("The Catalyst", "Amputee", "Woman Who Loves Men Who Love Drugs"), et se mettent inutilement dans des situations musicalement dangeureuses (en soit, pourquoi pas), mais sans avoir le talent de s'en sortir, sauf de manière très approximative ... ce que l'ingé son vient couvrir à grand fracas de distorsions herculéènnes et de production onaniste.

Le reste de l'album donne dans ce registre mélo-dramatique pompier et fatiguant : ce goût du détail improbable et de l'emphase inconsidérée révèlant le burlesque. Il ne s'agit pas de ça ici :il ne s'agit que d'un mauvais album joué et composé par une bandes de mancuniens prétentieux ... Hasard, coïncidence ou habitude ?
Mauvais   5/20







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