Mono

Walking Cloud And Deep Red Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined

Walking Cloud And Deep Red Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined

 Label :     Rykodisc 
 Sortie :    lundi 07 juin 2004 
 Format :  Album / CD   

Mono aurait bien pu rester encore un autre groupe à la Godspeed / Mogwaï / Explosions In The Sky, sans rien de plus, et ça aurait déja été pas mal, beaucoup n'y arrivent pas (insérer ici un regard lourd de sens vers Rroselicoeur).
Seulement, la construction classique de morceaux post-rock (calme, fort, trés fort, mur du son ... re-calme, et on recommence) devait les lasser, car ce dernier album Walking Cloud And Deep Red Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined (ouff !) bouleverse ce qu'on connaissait de nos quatre japonais.
Le premier morceau nous donne pourtant l'impression d'être en terrain connu, peut-être seulement parcequ'il a deja été joué au Glazart, en mars dernier.
Mais très vite, la puissance du son laisse place à des morceaux plus calmes, tristes, simplement beaux.

Grâce à ce nouvel album, Mono non seulement change sa manière d'écrire, mais, dans la lignée de The Earth Is Not A Cold Dead Place de Explosions In The Sky, crée un album important pour le rock instrumental.


Parfait   17/20
par Vince


 Moyenne 15.25/20 

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Posté le 28 juin 2004 à 16 h 12

Effectivement, ce dernier album bouleverse ce que l'on connaissait des quatre Japonais. Pour faire court, ils étaient bons, les voici devenus mauvais, ou presque. Je les aimais pour leur naïveté et leur sincérité sur "The Pipal Tree", très bonne pièce de post-rock, trop impersonnelle pour faire date, mais convaincante à souhait. J'ai même commencé à les adorer à la sortie de "One Step More And You Die", qui représente pour moi une des trois pièces maîtresses du post-rock actuel avec "Come On Die Young" de Mogwaï et "Lift Your Skinny Fists" de Godspeed. Mais là, Mono se révèle indéfendable ou presque. Le disque s'ouvre sur le très beau "16.12", (assez Godspeedien dans l'âme) très bien construit, de facture classique cependant. Mais attention les enfants, Mono a maintenant de nouvelles ambitions: quintet de cordes, Albini aux manettes, ça ne rigole plus et on va voir ce que l'on va voir. Les morceaux passent, le temps passe et on commence à s'affoler. Où est passée l'efficacité démoniaque des Nippons, point fort des deux préçédents albums ? Tout est noyé dans une prétendue originalité, basée sur le retrait de la batterie et une certaine nudité des compositions. Mono joue la carte du beau mais ne parvient jamais à émouvoir, à force de tomber dans tous les pièges du genre. Les Japonais finissent par tout confondre: simplicité et facilité, bruit et puissance, calme et ennui. Le summum est peut-être l'apport du piano, non seulement inutile, mais surtout à la limite du niais; franchement, on se demande si ce n'est pas un gamin de 5 ans derrière le clavier ! On se réveille le temps de quelques minutes sur "Lost Snow", classique lui aussi mais qui a le mérite d'avoir un petit goût de madeleine. Et enfin l'album se clot sur le fade "A Thousand Paper Cranes", où comment faire mumuse avec sa pédale de delay... Jamais album de post-rock n'aura été aussi triste; malheureusement cette tristesse est surtout le fruit d'une immense déception. On peut se rassurer en se disant que l'album n'est pas si mauvais que çà, mais le constat est là: les deux derniers gros du post-rock à avoir sorti un disque, Mono et Explosions In The Sky sont à mes yeux deux désillusions. Quid de l'avenir de ce style si particulier ? Difficile à dire. Une seule chose est sûre: Mogwaï et à une moindre échelle Godspeed ("Yanqui U.X.O", déjà produit par Albini, était tout de même un ton en dessous) restent des pontes inamovibles. Peut-être l'avenir réside-t-il en France, chez des artistes comme Porcelain ou Don't Look Back...
Pas terrible   9/20



Posté le 09 mars 2005 à 20 h 26

Tout d'abord, je tiens à préciser que je n'ai découvert Mono qu'à la sortie de ce "Walking Cloud And Deep Red Sky, Flag Fluttered And The Sun Shined". M'étant ultérieurement proccuré les premiers albums, je suis forcé de reconnaitre que ce troisième opus est bien différent des deux autres; pour autant, il n'en est, à mes yeux, pas moins intéressant.
Ici, Mono révèle une autre facette du groupe, bien plus intimiste. La batterie est plus en retrait. Les lourdes saturations se font également moins présentes et laissent davantage place à de longues lignes de violon. Les guitares, quant à elles, deviennent de plus en plus minimalistes. Les morceaux sont très atmosphériques et bien plus lents que sur les précédentes oeuvres (si, si, c'est possible).
A la première écoute, on se fait les remarques suivantes: le groupe nippon est (ou devient) nombriliste, tombe dans un style mélodramatique ridicule, fait un "pot pourri" de Mogwai, Explosions In The Sky, Godspeed You! Black Emperor, etc... A tord: la résultante des changements (évolution) dans le jeu de Mono est tout autre.
Ils donnent lieu à un style bien plus puissant (comme en témoigne la fantastique monté-descente de "16.12"), plus sensible, plus fascinant, plus intense, plus touchant (conférée: la partie post-chaotique qui cloture le long mais non moins magnifique "Lost Snow"), plus mystérieux, où chaque petite note a son sens (écouter les guitares de "Mere Your Pathetique Light"), chaque son trouble en arrière plan mystifie le morceau (le meilleur exemple étant l'incessant bruit de fond de "The Sky Remains The Same As Ever"). Au final, le jeu du groupe est presque comparable à celui de certaines pièces de musique classique, le tout étant orchestré de main de maître par un Steve Albini qui a su faire ressortir ce côté feutré et intimiste omniprésent tout au long de "WCADRS, FFATSS" (quoi? j'ai utilisé une abréviation? vous êtes sûr ?).
De plus, le groupe n'oublit pas ses racines, en effet "2 candles, 1 wish" est vraiment emprunte de la musique classique japonaise, tout en restant très intègre au reste de l'album.
Au final, "Walking [...] shined" (non ? vraiment ? j'ai encore raccourci c'est pas sérieux) est un album qui prend le temps de s'écouter car si le jeu du groupe a mûri, il est aussi bien plus difficile d'accès. Il est vrai qu'à l'écoute des deux (très bonS) précédents opus, ce n'est pas l'évolution auxquelle les premiers fans étaient en droit de s'attendre mais ne nous plaignons pas, au contraire: la remise en question est essentielle et ces japonnais semblent l'avoir comprit.
Cet album emplie de sincérité n'est certes pas une révolution dans le genre néanmoins, la nouvelle emprunte très personnelle du groupe en fait une oeuvre très intéressante qui se démarque de la vaste scène post-rock (qui a parfois tendance à se mordre la queue). Alors, Mono, un pillier du mouvement post-rock ? A mon humble avis, certainement !

Quant à la note... et bien... la perfection n'est pas de ce monde, 19 c'est déjà bien (et puis la pochette est très moche et les violons qui introduisent l'album sont un peu inutile et donne une mauvaise première impression).
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 18 mai 2005 à 14 h 17

Avant l'écoute de ce disque, je partais avec des préjugés sur ce groupe (pale copie de Mogwai et Gospeed, etc ...). Autant dire que l'écoute du premier morceau confirma cette idée : partie atmosphérique avec cordes ressemblant à se méprendre à un morceau des A Silver Mt Zion, puis un mure de guitare noisy ; un air de 'déjà entendu'.

La majorité des autres morceaux de l'album reposent sur le même principe : mélodie mélancolique portée par une alternance de parties atmosphériques et d'explosions sonores.
Mono semble, à travers ce disque, avoir choisi le mimétisme sonre à l'originalité.
Malgré cela "Walking Cloud..." est tout de même un excellent album, plein de belles mélodies et d'émotions.
Mono réussi l'exploit, à l'image du titre ""Lost Snow", de composer des longues plages sonores sans ennuyer l'auditeur (ce que n'a pas réussi A Silver Mt Zion sur "This Is Our Punk Rock").
Très bon   16/20







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