Deftones

Ohms

Ohms

 Label :     Reprise 
 Sortie :    vendredi 25 septembre 2020 
 Format :  Album / CD  Vinyle  Numérique   

2020, Deftones les gars...
Qui l'aurait cru?
Je me rappelle 1995, j'achète Adrenaline juste pour cette pochette blanche, la photo au dos et parce qu'il y avait un sticker point d'exclamation (le même que sur mon cd des Doors). J'appris plus tard qu'il y avait les mêmes sur les best of de Frank Michaël, mais peu importe.
Je me rappelle le clip de "7 Words", qui ne passait que pour la chance de ceux qui regardaient MTV après minuit, ne pas trop monter le volume de la télé pour éviter d'horrifier les parents, tout ça, tout ça...
Et nous voila en 2020. On y est. 20 ans après la pistache dans ta face White Pony, Deftones est toujours là. Comme nous tous: moins adolescents, moins rebelles, plus vieux, mais toujours avec la classe (en ce qui les concerne en tout cas). Qui aurait pu penser qu'un groupe sorti de la bulle nu-metal, musique d'ado par excellence, nous mettrait encore des claques en 2020, à nous, gens à cheveux gris désormais? Le talent c'est clair.

A présent Ohms, pochette pas terrible qui ne donne pas fort envie d'acheter l'album en grand. Mais pour la première fois j'ai pourtant acheté un album de Deftones en vinyle, parce qu'il le mérite amplement. En effet, ce qui m'a le plus frappé quand j'ai écouté les 2 premiers extraits, c'est ce son dynamique, percutant, une production et un mixage parfait. Le son est tantôt soyeux, tantôt abrasif quand l'ambiance l'exige.
Après quelques écoutes je vois cet album presque comme 2 EP et qui se rejoignent sur "Pompeji". Pas que l'album soit décousu, au contraire. Mais plutôt que les 5 premiers titres constituent une mise en jambes (de très haut niveau certes), avant le gros uppercut qui suit, constitué de la fin de "Pompeji" et des 4 titres suivants. L'album monte haut déjà avec "Genesis" et les 3 morceaux qui suivent, mais pas encore à son maximum, comme pour nous laisser entrevoir la puissance potentielle, tout en en gardant sous le pied. Le groupe se permet un petit détour, le temps de quelques claquements de doigts et d'un tour à la plage. Ensuite l'outro de "Pompeji" déborde dans "This Link is Dead" et c'est ici, mesdames et messieurs, que les choses sérieuses commencent. A pleine puissance cette fois-ci.
La triplette "This Link is Dead"- "Radiant City" - "Headless", attention les émotions. Ca cogne, ça cogne, ça gratte, ça crie, ça s'envole: Magistral. Toujours dans cette succession et cet enchevêtrement de moments doux et planants, et de moments rugueux et criards. Les synthés, qui pourraient faire peur, sont idéalement placés: juste pour donner de l'épaisseur, du corps et accompagner les autres instruments. Et ce batteur... doit-on encore vanter ses qualités ? J'ai lu ici qu'il viendrait de l'espace, j'y crois, tellement il porte le groupe à un niveau supérieur de subtilité.
Ohms se conclu par le morceau titre, emmené par un riff implacable, qui nous fait ressentir avec un petit pincement au cœur l'impression du travail bien fait mais qui malheureusement, comme toute chose, a une fin. Cet album a pour le moins relancé de plus belle mon amour pour ce groupe, qui je l'espère, me suivra encore une bonne partie de ma vie.

P.S.: J'enlève 2 points sur 20 pour les claquements de doigts auxquels j'ai un peu de mal à m'habituer.


Excellent !   18/20
par Happy friday


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