Parquet Courts

Human Performance

Human Performance

 Label :     Rough Trade 
 Sortie :    vendredi 08 avril 2016 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Parquet Courts est un groupe assez enthousiasmant : sans être des bêtes de scène ni des virtuoses, les quatre New-yorkais se sont rapidement imposés dans le paysage indie-rock mondial avec une poignée d'albums qui amalgament avec brio les trouvailles sonores de la fin des années 70, des Buzzcocks à XTC en passant par The Fall et Wire. Jeff Tweedy vient même filer un coup de guitare sur deux morceaux de ce dernier album, c'est dire ! Les deux leaders Austin Brown et Andrew Savage – qui soit dit en passant ferait un bon sosie de Thurston Moore - ont également commis quelques expérimentations plus ou moins hasardeuses sous le nom de Parkay Quarts, dont l'album gentiment bordélique Content Nausea.
Avec Human Performance, le quatuor new-yorkais semble avoir trouvé la bonne carburation : même s'il n'y a rien de vraiment nouveau dans cet album (constat qui s'applique à la plupart des sorties indie-rock depuis quelques années, me semble-t-il), les morceaux sont variés et globalement apaisés, comparés à ceux du frénétique Light Up Gold qui les avait révélés. Tout semble fluide, comme ce tube slacker de plus de six minutes intitulé "One man, No City" : une bossa nova lancinante et brinquebalante, support d'un slogan étrange, et entrecoupée de ponts empruntés au (par le ?) Velvet Underground. C'est l'illustration parfaite de l'esprit de Parquet Courts : riffs accrocheurs, nonchalance, irrévérence, dissonance, une touche d'exotisme, le tout selon un dosage parfait. Ils se permettent même une escapade rockabilly avec "Prairie Pathos", qui navigue entre Creedence et le Gun Club.
J'ai écrit slacker, vous pensez Pavement : vous avez raison. Des douces ballades mélancoliques comme "Steady on my Mind" ou "Keep it Even" auraient pu sortir du cerveau de Stephen Malkmus. Ils ont pourtant un son bien à eux, que l'on pourrait définir comme "anti-shoegaze" : un minimum d'effet sur les deux guitares, une ligne claire même en disto et un son aigrelet et métallique. Même The Wedding Present sonne cotonneux en comparaison.
De la punkitude de Light Up Gold, il reste le très efficace "Two Dead Cops". De l'intermède Parkay Quarts, il reste quelques morceaux bizarroïdes, parfois jubilatoires comme "I Was Just Here" ou "Paraphrased", parfois un peu longuets comme "It's Gonna Happen", qui clôture l'album. Pas suffisant pour gâcher le plaisir que j'ai à l'écouter et à le réécouter.


Parfait   17/20
par Myfriendgoo


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