Double Nelson

Metz [Les Trinitaires - La Chapelle] - vendredi 03 février 2012

L'hiver est bien là. En marchant dans les rues messines, le froid tranche nettement sur les guiboles et le visage. Le temps de siffler un grand café, une voix dans la cour annonce que le concert va commencer. Pas celui des Double Nelson dont on croise la bassiste en train de discuter avec une autre personne, pendant que le batteur s'occupe des réglages avec son équipe derrière le pupitre, à l'intérieur. Dans la salle de la Chapelle, il n'y a guère plus d'une vingtaine de personnes mais le nombre augmentera au fur et à mesure de la soirée. La première partie débute sous le générique de Rocky avec un nommé Pedro De La Hoya, un lyonnais chantant et munis de plusieurs instruments, assis derrière deux caisses de batterie, jouant du trombone avec des gants de boxe et de la guitare sans. Dans sa tenue de boxeur, la vigueur punk et ludique qu'il communique fait plaisir à voir (je ne suis pas prêt d'oublier le numéro de "Smell Like Teen Spirit" au trombone ! ).

Les Double Nelson commencent après une projection du court métrage de science fiction, "Frutty Chester", issu de leur DVD sorti en 2004. Le torse-nu Pasc, avec sa tenue en caleçon long et casque à micro sur la tête d'où descend sa paire de rouflaquettes, donne une allure d'être un grand primate échappé d'un laboratoire. On le verra quitter sa batterie de temps à autre pour aller faire cracher des sons depuis des instruments à cordes quand ce ne sera pas d'accorder de temps en temps la basse de la joliment rondouillarde et souriante Gaze qui, quant à elle, dégage ses lignes puissantes (et rondes tant qu'à dire) de son insrument à faire retourner la terre de la manière d'un troupeau de bulldozers. Les morceaux anciens et plus récents, tour à tour tribaux, électro-punk-disco-écrase-patates, foutraques certes et usant de samples pour beaucoup, se relaient, et hormis de découvrir le duo ou de n'avoir jamais écouté le dernier album sorti en 2007 d'où certains des titres joués sont terribles et drôles (le titre "Post-Roll" rappelle le thème du dessin animé "South Park"), à moins de me tromper, aucune nouveauté n'émergera dans ce concert, ce qui laissera peu présager une éventuelle huitième galette.

La Chapelle rendue au 'calme', du petit monde s'entasse cordialement sous la tente chauffée du bar pour boire des bières en compagnie des bruitistes nancéens. L'autre court métrage, "Prépare-toi à paraître en enfer", est prévu en projection pour clore la soirée... Si on ne désire pas encore sortir dans le froid glacial.


Très bon   16/20
par Pascha


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