Hole

Paris [Zenith] - mardi 22 juin 1999

La salle est silencieuse, la scène dans l'obscurité totale, mis à part le rougeoiement d'une cigarette. L'intro de "Olid Age" monte progressivement. Est-ce que ça va valoir 5 ans d'attente, la désillusion de Celebrity Skin, les premières parties de Bush et d'Everlast ? Soudain, la scène s'éclaire, le public exulte, et "Violet" démarre avec une énergie incroyablement communicative. La fosse ne se calmera qu'en de rares occasions.
Parce qu'on peut penser ce qu'on veut de Courtney Love, et de Hole, mais quelle présence ! En garce magnifique, elle électrise le public en glissant la main dans son shorty, ou secoue la foule d'un "vous êtes trop polis : FUCK ME!!". Sa fougue est tempérée par un Eric Erlandson veillant au grain de manière imperturbable, laissant Love aspirer tout les regards. Elle laisse néanmoins un peu d'espace à Auf Der Maur, qui trop contente de parler français, gratifie le public de quelques mots tirées de... "Melissa" (?!). Qu'elle en profite, c'est l'unique date dans l'hexagone.
Le set, centré sur Live Through This et Celebrity Skin, est un bon condensé de rage grunge ("Playing Your Song", "Pretty On the Inside"), et de mélancolie plus teintée de pop ("Doll Parts", ainsi qu'un "Northern Star" où plane l'ombre de Cobain). Le groupe offre aussi des surprises en faisant quelques reprises ("All Tomorrow Parties" du Velvet ainsi qu'un "Paradise City" des Guns & Roses qui sent bon le foutage de gueule). La machine Hole est bien huilée après des tournées américaine et australienne. Et une chose est sûre, le groupe ne limitera pas ses efforts pour laisser le public KO.
Car en effet, c'est comme ça que je suis sorti du Zenith ce soir là, avec des acouphènes et une libido hors normes. Merci Courtney.


Parfait   17/20
par Tomveil


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