Musiques
Discographies express, pour les gens pressés et férus de synthèses partisanes
 


Posté le 09 octobre 2019 à 14 h 41m 58s

Un peu pareil pour moi, nirvana m'a fait découvrir tous ces groupes. (Je rajoute wipers)

Tout comme noir désir m'a fait découvrir Nick cave, gun club, afghan whigs, girls against boys lesquels me faisaient inscrire sur xsilence !

---[Edité le 09/10/2019 à 14 h 42 par Zebulon]---

Posté le 09 octobre 2019 à 17 h 14m 36s

J'ai découvert l'existence Vilnius grâce à Bertrand Cantat.


Posté le 09 octobre 2019 à 21 h 17m 08s

"le succès inattendu de la toute première édition du festival itinérant Lollapalooza avec (...) Siouxsie and the Banshees, (....) durant tout le mois de juillet et d'août 1991, a complètement changé les mentalités"

Tout s'explique !

"Sans Kurt pas Green Day ni d'Offspring. "
merde alors

---[Edité le 09/10/2019 à 21 h 24 par Slowdown]---

Posté le 09 octobre 2019 à 21 h 33m 32s

Bah c'est vrai en attendant, tous ces groupes des plus commerciaux (Pearl Jam, Green Day) aux plus confidentiels (Tad, L7) ont surfé sur le phénomène Nevermind et n'auraient jamais eu une once du succès qu'ils ont eu s'il n'y avait pas eu ce disque pour ouvrir la voie.

J'ai jamais pu blairer la voix du mec d'Offspring par exemple mais il pompe allègrement Nirvana sur Self Esteem par exemple. Même RATM n'aurait pas eu le succès qu'ils ont eu (ils étaient énormes à l'époque je me souviens, alors ça n'enlève rien au fait que c'est vraiment pas terrible, le rap métal pseudo-marxiste, mais bon je trouve ça révélateur qu'un groupe comme ça puisse être diffusé en boucle sur des radios grand public et aux heures de grande écoute).

Le trois seuls groupes à être devenus énormes avant Nirvana (j'entends mainstream), c'est REM (enfin surtout pour un tube de l'été qui a fait danser les campings de France et de Navarre), Metallica et les Red Hot.

Metallica je respecterai toujours le parcours de ces mecs jusqu'au Black Album, les Red Hot par contre je ne sais pas si je réécouterai ça un jour, le chant moitié rappé moitié très appliqué de Kiedis et ses paroles sur le sexe en roue libre, les affres de la défonce et de la vie de millionaire bodybuildé en short, ça me parait appartenir à une époque définitivement révolue.

Tout ça pour dire, sans Nevermind il n'y aurait eu que l'Eurodance, Depeche Mode et Cure et Black Condor aurait dû s'habituer au synthé. Parce que pour trouver du Sebadoh ça aurait été dur, au moins 40 jours d'acheminement depuis les USA et minimum 240 francs en import à la FNAC de Montluçon.

---[Edité le 09/10/2019 à 21 h 43 par Ismael Jünger]---

Posté le 09 octobre 2019 à 22 h 27m 31s

Gun's and Roses étaient au moins aussi énorme que Metallica.

Et toujours pour rester dans la 6 cordes, Noir Desir étaient quand même en pleine ascencion en france, of course.
Les Pixies se passaient de Nirvana .
Les Stones Roses qui annoncaient Oasis avaient éclaté le juke box en GB ; et affiliés,et moins guitares, certes, la scène exctasy avec quelques trucs dans la foulée qui marcheront bien ensuite tel Blur .

Plus anonyme mais quand même, la scène noisy et shoegaze ( avec Radiohead dans la foulée voire The Verve) et beaucoup plus anonyme encore mais tout aussi indépendant du phénomène Nirvana , le stoner émergent, cousin du grunge, avec Kyuss.
Sonic Youth avaient quand même aussi une certaine notoriété ... confidentielle disons.

Cure par contre ils étaient déjà passés de mode

Pas sûr que Blackcondor aurait fini avec un ti-shirt de Morrissey, donc Ou alors de Morbid Angel ou de Slayer parce que le metal extreme marchait aussi un petit peu par ci par là

---[Edité le 09/10/2019 à 22 h 35 par Slowdown]---

Posté le 09 octobre 2019 à 23 h 01m 06s

J'ai eu une grosse période Metallica avant de revenir sur Nirvana et de découvrir le rock indé. Metallica a repris des trucs punks comme les Misfits ou les Ramones. Du coup, j'aurais fatalement entendu parler du punk, je serais retombé sur mes pattes.

Et j'ai les bonnes personnes dans mon entourage qui m'ont initié à Alice Cooper, Stooges, Turbonegro (qui se revendiquent eux aussi des Ramones mais pas des Pistols...vous voyez un schéma se dessiner)...bref, comme dit Slowdown, pas sûr que j'aurais acheté des new rocks.

En revanche, clair que sans Nirvana, j'aurais beaucoup plus peiné à trouver Dinosaur, Mudhoney ou Sebadoh.

Donc au final, les Pistols sont encore moins impactants que je le pensais, puisque sans eux le punk aurait tout de même fait son bonhomme de chemin à travers les groupes influencés par les Ramones (qui n'ont rien dû de leur "succès" aux groupes anglais).


Posté le 09 octobre 2019 à 23 h 58m 52s

PARADISE LOST.


Lost Paradise: de jeunes anglais désoeuvrés se demandent si marier death et doom serait une bonne idée. Oui, mille fois oui: tout n'est pas parfait mais comme dirait l'autre "il y a le beau geste". Et une bonne fois pour toutes, la prod absolument dégueulasse et le batteur limité servent ce disque en accentuant encore le côté malsain.

Gothic: changement de cap, qui ne sera pas le dernier loin de là! Des claviers et des choeurs gothiques: tout pour me plaire donc à priori mais rien à faire ce disque m'emmerde quasi tout du long.

Shades of God: retour au death mais sans le doom et cette fois l'aspect gothique est plus subtil. Compos plus amples , disque long en bouche. Cela démarre très fort avec "mortals watch the day", enfonce le clou avec le jouissif "Pity the Sadness" et finit en apothéose avec "the world made flesh" et la tuerie "as I die", le reste est plus difficile à discerner. Au début. Car ensuite... Grand album.

Icon: compos plus ramassées, abandon du death pour le heavy gothique et l'idée nette de vouloir reproduire 13 fois la claque "As I Die" qui cloturait le précédent. Sans jamais y parvenir une seule fois. Attention, tous ces morceaux sont bons, et certains très bons, mais l'excellence s'en est allée. En revanche, la direction musicale adoptée est la bonne et la suite va le prouver, et ô combien.

Draconian Times: ou l'album qui m'a ouvert au métal. Rien de moins. Tout ce que j'aime se trouve dans ce disque PARFAIT. Ambiance goth, mélodies à tomber, riffs à crever. J'ai découvert le groupe en 1995 avec cette merveille et ne l'ai jamais lâché depuis. Et certainement pas avec les deux suivants quand on connait mes goûts!

One Second: 2éme chef d'œuvre de rang ma bonne dame! La voix qui s'éclaircissait de plus en plus au fil des précédents n'a ici plus rien de metal. Et les synthés si mal utilisés pour Gothic prennent ici leur pleine mesure. Gothique, romantique, désespéré, d'une classe dingue, toute britannique. Ce disque renvoie Sisters of Mercy et Fields of Nephilim à leurs chères études en signant 13 perles noires. Et moi d'en redemander. Je vais être servi.

Host: l'album de la rupture. Avec ce disque, les 5 de Hallifax se risquent là où jamais aucun groupe de metal n'avait osé aller. Suivant leur logique et leur cheminement artistique depuis le début ils en viennent à signer un album de... synth pop à guitares. D'une beauté froide comme sa pochette bleutée, l'album aligne les tubes et pond des atmosphères magnifiques. Une grande partie de leur public ainsi que leur label EMI ne leur pardonneront pas. Moi je dis bravo: comme Talk Talk dans un autre genre, j'aime les gens qui vont au bout de leurs idées au mépris du reste. Il y aura un avant et un après Host.

Believe in Nothing: la gueule de bois. Le groupe est tendu mais garde le cap. Retour des guitares mais sans pour autant se départir du côté pop. J'ai mis du temps à l'apprécier celui là. Plus varié que Host et possédant d'excellents morceaux, je lui trouve cependant un manque d'unité. Disque à réévaluer malgré tout d'un groupe qui relève la tête et repart au combat. Et ça va saigner!

Symbol of Life: Énorme claque à sa sortie. Le mélange pourtant improbable entre goth et indus prend carrément ici! Comme si on avait réuni les deux versants du courant steampunk: Jules Vernes fin 19eme et post apo futuriste. Les compos quasi toutes incroyables sont soutenues par une prod bodybuildée qui détruit tout sur son passage mais en conservant une certaine finesse: on n'est pas chez Rammstein non plus même si le morceau d'ouverture peut tromper. Une claque je vous dis.

Paradise Lost: si on évacue les 2 premiers albums, cet éponyme peut facilement être pris pour la somme de tout ce que ces gars savent faire. Et ça brasse large. Mais c'est plus compliqué. Cet album est retors. Comme pour un état des lieus, le décors est le même mais il a changé et les gens qui l'habite aussi: fissures, déchirures et trous dans les murs mais pas dans l'inspiration. Un disque qui regarde en arrière tout en allant de l'avant. Ce groupe est immortel.

La suite, que j'aborderai dans un second temps car je ne suis plus très frais et je ne veux pas la torcher, m'a fait réaliser un truc.

La trajectoire de Paradise Lost suit le même arc narratif que Mad Max Fury Road. Un aller et retour. Mais avec l'expérience des années écoulées lors du retour: la même route, pas les mêmes hommes. Ce groupe de par sa trajectoire, son intégrité et sa classe absolue m'émeut comme peu de ses congénères...

---[Edité le 10/10/2019 à 17 h 18 par Dale]---

Posté le 10 octobre 2019 à 01 h 05m 32s

Beau témoignage , même si ce n'est pas du tout mon genre de musique.


Posté le 10 octobre 2019 à 06 h 57m 41s

Noir Désir et les Pixies c'est pas des succès massifs qui font que toute une génération va s'intéresser à la musique alternative. D'ailleurs je serais curieux de voir combien de gens se sont intéressés aux Pixies sans passer par Nirvana (à part les vieux de la vieille qui lisaient les inrocks en mensuel et trainent sur le forum Xsilence, il doit pas y en avoir des masses). Et il y a fort à parier que Tostaki sonnerait beaucoup moins rock également s'il n'y avait pas eu Nirvana (cf les deux premiers qui sonnent plus 80's).

Guns and Roses je les déteste pas (cf ma photo de profil) mais c'est de la variété mainstream avec des grosses guitares, c'est moins pire que le hair metal mais ça reste le même délire. Et sans Nirvana ce genre de rock gros cul aurait continué à régner en maître aux USA.

Les Stone Roses lancent la brit pop oui. Mais la brit pop serait-elle devenue énorme (j'entends phénomène mondial) sans Nirvana ? Non, puisqu'elle est avant tout une réponse à la vague grunge (Junk Shop Clothes, Modern Life is Rubbish, Live Forever, tout ça c'est un doigt d'honneur à l'Amérique triomphante).

Vous pouvez toujours réécrire a posteriori mais si y a pas d'explosion en 77 ou en 1991, tous les groupes qui en découlent n'existent pas et tous les groupes contemporains restent confidentiels ou disparaissent.

C'est comme de dire : "Oui bah Elvis on aurait pu faire sans, il y avait quand même Buddy Holly et Little Richards" ou "Ouais les Beatles c'est pas la folie qu'on dit, il y avait quand même les Zombies et les Kinks."

---[Edité le 10/10/2019 à 08 h 42 par Ismael Jünger]---

Posté le 10 octobre 2019 à 07 h 15m 18s

Même avec un succès limité a la France, noir désir a quand même été un bon catalyseur en terme de rock alternatif.
Pour moi, en tout cas.
Ils ont assez tôt, voulu un son "a la tostaki", j'adore "du ciment sous les plaines" tel qu'il a été enregistré mais les membres du groupe étaient très déçus du son "80" , il y avait un gros décalage entre l'album et ce qu'ils pouvaient produire sur scène.


Posté le 10 octobre 2019 à 08 h 45m 25s

Oui je suis d'accord mais il est à noter tout de même que le fait qu'un titre qui fait aussi peu de concession que Tostaki (le riff sur le fil du rasoir, le chant hurlé, les paroles pétées au peyotl) soit devenu un "hit" est révélateur qu'un mur était tombé entre l'underground et le mainstream.


Posté le 10 octobre 2019 à 08 h 51m 57s

@Slowdown : Cure en 92-93 était à son apogée commerciale, absolument énorme. Et ce sont sans doute eux le premier groupe de rock alternatif avec un tel succès. Donc, serais-je tenté de dire, sans eux, Nirvana n'aurait sans doute jamais eu le succès qu'ils ont eu. Il suffit d'écouter le son de gratte claire sur Nevermind : qu'on aime ou pas ben l'analogie avec le son Cure est évidente.


Posté le 10 octobre 2019 à 08 h 56m 51s

Y'a un truc que vous occultez un peu les gars dans vos théories c'est qu'entre les 60's et les 90's y'a quand même eu MC5, Velvet Underground, Stooges, New York Dolls, Modern Lovers, etc...et je rajouterais même quelques années plus tard le Gun Club ou Hüsker Dü. Là pour le coup, sans eux, je sais pas ce qu'on aurait eu après mais certainement aucun des groupes précités...


Posté le 10 octobre 2019 à 09 h 06m 03s

Haha, ce petit jeu du "sans eux, ils auraient pas pu exister" est bien marrant, je vais essayer de m'y mettre un de ces quatre

Concernant l'itw de Dave Grohl postée par Rabbid, elle est super intéressante ! Mais je pense pas comme lui que Lollapalooza a "complètement changé les mentalités des boss de l'industrie musicale"
Au moment où ça se fait, entre autres, Alice In Chains a déjà signé chez Columbia, Sonic Youth et Nirvana sont déjà chez Geffen. Et pour cause, les gros poissons savent déjà que ces groupes remplissent des salles de 1000 kékés sans promotion mainstream

Lollapalooza, ça révèle surtout que le marché était "mûr" après des années de sape de l'underground dans les '80 (labels, salles, college radios, fanzines, etc.) ce qui est très bien documenté dans "Our band could be your life"

Mais que ça nous empêche pas de continuer à déblatérer sur qui a rendu possible quoi, je trouve ça vraiment marrant comme exercice (no sarcasm)

---[Edité le 10/10/2019 à 09 h 06 par Santiagoo]---

Posté le 10 octobre 2019 à 09 h 56m 41s

Bah désolé mais perso je ne trouve ni marrant ni franchement très intéressant ce petit débat qu'on pourrait résumer à: "si Trezeguet avait chopé la gastro le 2 juillet 2000" ou "si ma tante en avait..."

Je propose la création d'un topic révisionniste dédié pour ceux qui kiffent ce genre d'exercice stérile car là c'est quand même peu dire qu'on sort un brin du sujet.




   1  2  3  4  5  6  7  8  9  10  11  12  13 ...  19  20  21  22   
:: Liste forums :: Liste sujets :: 
Recherche avancée
En ligne
198 invités et 0 membre
Au hasard Balthazar
Sondages
Dans la série "C'est (devenu) trop chiant, ne me parlez plus d'eux!", vous désignez:


The Arcade Fire
Arctic Monkeys
Baby Shambles
Clap Your Hands Say Yeah !
Dionysos
I Am X
Interpol
Mogwai
Placebo
Radiohead