Forum =William Burroughs=Posté le 18 juin 2007 à 16 h 12m 21s |
C'est un peu sa période bleue...
Posté le 18 juin 2007 à 17 h 57m 38s |
Je n'aime pas cet écrivain, je dirais même que je le déteste. J'ai déjà lu à plusieurs reprises " Le Festin Nu " et " Junky " et tout comme toi, Metus, j'avais eu beaucoup de mal à comprendre sont écriture.
Son écriture est vraiment inaccessible et je la trouve très mauvaise, aussi. En plus de cela, je trouve que c'est un artiste un peu trop surestimer ( à mon humble avis ).
Cut Scène ? Pour ce qui est du concept "Cut Up" je propose de lire ceci :
"Le cut-up est une technique (ou un genre) littéraire aléatoire, où un texte se trouve découpé au hasard puis réarrangé pour produire un texte nouveau." Par le Wikipédia.
Posté le 18 juin 2007 à 18 h 18m 49s |
Merci Seona ... Peut être que William Burroughs se lit comme un poème d'Arthur Rimbaud ? Juste se laisser bercer par les mots laissant libre à son imagination, quoi que ... Faudrait vraiment qu'on m'éclaircir sur cet auteur. Je ne le déteste pas, enfaite il m'intrigue ! C'est peut être un livre à lire par petit bout .... Le lire d'une traite est peut être une mauvaise chose, le faite qu'il aborde plusieurs scènes sans vraiment de cohérence d'un seul coup peut être dur à encaisser. J'pense vraiment qu'il faut considerer ça comme une sorte de poésie, lire quelque bout par moment. Mais je me trompe peut être, il faut dire que cet auteur est plutôt étrange ... Je m'y perds un peu ... Si GFM peut donner ses impressions ( qui est apparement fan de Burroughs ), peut être que je trouverai la bonne façon de lire ce livre.
Posté le 19 juin 2007 à 02 h 22m 58s |
Je te conseillerais de commencer par Junky (de loin son oeuvre de fiction la plus abordable, la narration étant presque "classique" - si ce mot a un sens - un récit assez proche de ceux de Genet) puis de continuer par les Lettres du Yage (1,50 € dans la collection Milles et une nuits) un recueil de lettres entre Burroughs et Ginsberg (l'autre auteur culte de la beat generation avec Kerouac, dont je conseille vivement la lecture) où se trouve condensé tout ce qui fait l'esprit "beat", très facile à lire aussi. La lecture de ces deux bouquins permet à mon avis d'entrer en douceur dans l'imaginaire de Burroughs.
Les livres qui suivent (la période où il utilise le cut up, un procédé de collage de différents textes écrits presque sous hallucination) sont par contre extrêmement complexes, il s'agit de les déchiffrer, plus comme de la poésie en effet... Tu as tout à fait raison de parler de Rimbaud c'était un des grands modèles de Burroughs (avec Lautréamont), le fameux "dérèglement des sens" étant poussé au maximum chez ce dernier, les repères spatio-temporels et logiques étant totalement bouleversés.
Il est en tout cas impossible de les lire comme des romans "normaux", car tout est fait pour désorienter la lecture, pour dérouter au maximum le lecteur (pertes de tout repère, brouillage de l'énonciation - en gros le narrateur se métamorphose constamment -, images crues et/ou ultra-violentes, visions totalement délirantes, tout s'entrechoque des passages comiques aux grandes théories sur la société américaine en passant par les descriptions sordides).
Ca tient bien plus de l'aventure que de la simple lecture.
Pour bien le comprendre je crois juste qu'il faut aimer se perdre dans le texte et se laisser envahir par sa puissance poétique et presque organique.
Le meilleur étant sans aucun doute le Festin Nu et le plus dur, La Machine Molle.
Après on peut aussi trouver ça chiant, mais une fois qu'on y est, on y est bien.
