Venus

Welcome To The Modern Dance Hall

Welcome To The Modern Dance Hall

 Label :     Peer Music 
 Sortie :    mercredi 20 octobre 1999 
 Format :  Album / CD   

Welcome To The Modern Dance Hall ou l'intronisation parfaite d'un instrument typiquement classique, le violon, dans le rock.
Un petit exploit, tout de même, et qui nous vient tout de droit de Belqique !

Mais curieusement, la musique de Venus est imprégnée de musique américaine folk, et aussi de pop, de rock indé...
Ainsi, Venus mange à tous les rateliers, mais parvient cependant à diffuser une certaine émotion, rarement emphatique (ce qui est quand même le principal danger quand on s'encombre d'un instrument aussi "marqué" que le violon).

Les mélodies sont souvent simples, souvent belles, et on apprécie le côté spontané de l'entreprise, qui aurait pourtant pu vite tourner court (voyez, le genre formule qu'on répète à l'infini...je ne cite personne).
Un seul regret, le titre "She's So Disco" (que les radios ont cru bons de diffuser à l'époque pour présenter le groupe), est une plus une blague un peu potache, et surtout va à l'encontre de l'orientation musicale globale du groupe... Un mystère !


Très bon   16/20
par Jekyll


 Moyenne 18.00/20 

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Posté le 14 octobre 2006 à 20 h 59

Cet album respire la créativité. Basé sur l'acoustique uniquement, Welcome To The Modern Dance Hall se compose de pop songs qui marient les styles de manière inédite et (assez incroyablement) cohérente: rock, jazz, folk, voire musique contemporaine (dans ce violon omniprésent) et même disco (sur le formidable "She's So Disco", pourtant renié par le groupe aujourd'hui) se retrouvent dans une structure résolument pop (dans le bon sens du terme) ! Au milieu de tout ça, la tension et l'émotion sont les deux caractéristiques définissant cette musique qui ne semble jamais se reposer sur ses lauriers, mais toujours être en mouvement, et toujours aller de l'avant.
Exceptionnel ! !   19/20



Posté le 03 décembre 2006 à 11 h 27

Toi qui lis en ce moment ces lignes, si tu es sensible aux folies qu'ont pu nous livrer dEUS avant de devenir un groupe de rock traditionnel, si les délires bruitistes de Beck t'on fait exulter, si tu gardes une place de choix pour les envolées de cordes romantiques -mais juste ce qu'il faut-, si tu aimes les groupes qui reconstruisent totalement le rock à leur manière pour le délivrer de ses clichés et de ses structures binaires, et si tu ne connais pas encore ce disque, alors, je te conseille de t'y plonger sans arrières pensées sur les belges.
Il est très difficile de décrire ce disque qui accumule les contradictions, qui m'envoie dans une direction, pour ensuite me surprendre par un brusque changement de ton, qui me caresse les neurones, me fait rire, m'inquiète ou m'emporte vers des sommets de béatitude totalement ahurie. Après de nombreuses écoutes, ce disque reste passionnant de bout en bout par toutes ces frictions d'humeurs qui le rendent imprévisible et même légèrement bancal. En disant 'bancal', j'enlève la connotation péjorative du mot pour en retenir autre chose : de la maladresse, qu'on peut mettre sur le compte de la jeunesse d'un groupe, peut surgir le meilleur. Et ce premier album est bien, à mon avis, le meilleur (loin devant), album de Venus. Chaque morceau transpire de fraîcheur et d'inventivité. Je pourrais déblatérer sur la puissance émotionnelle de "Perfect Lover" qui commence avec génie par un riff de guitare sèche monstrueux, suivi par un un chanteur qui se bat désespérément pour ne pas se faire engloutir par une disto craspouille pour y parvenir subitement dans un élan de passion délicate (‘Taaake me one, Taaaake mee twice'). Ah la la, c'est magnifique. Je pourrais déblatérer sur "White Star Line" et son tic tic d'horloge, son violon qui part dans des embardées orientales, sa montée dramatique portée par les éructations de Huyguens visiblement très malade (les "Mayday" au bord de la crise de larmes), et sans parler de la fausse fin, du pont de contrebasse bien senti... Ah la la la la, c'est pétrifiant tellement c'est magnifique.
Suit "She's So Disco", faux tube que ne reniera pas un Beck au sommet de ses ploucqueries. Y'a de tout et n'importe quoi là dedans : de la slide, une contrebasse qui essaie de sonner disco, des voix stupides, un break de boîte à rythmes pourrave et même... une boîte à meuh. Je pourrais déblatérer sur la douceur et la tristesse abyssale de "I'm The Ocean' qui rappelle que l'extrême simplicité est toujours bienvenue, surtout quand elle finit par prendre aux tripes. Je pourrais déblatérer sans fin sur ce disque baroque, fiévreux, couillon et audacieux. C'est ce que je fais d'ailleurs, donc je vais m'arrêter là, par crainte (j'ai hésité à mettre 'par flemme' mais ça fait pô sérieux) de trop en dire.
En conclusion, ce groupe qui connut par la suite un parcours sinueux (changements de musiciens, de maison de disque, de son et de démarches) était meilleur quand il n'intellectualisait pas encore trop sa musique. Welcome To The Modern Dance Hall est un petit chef-d'oeuvre qui est sorti de nulle part est qui est venu se placer avec désinvolture parmi les disque qui comptent beaucoup.
Exceptionnel ! !   19/20







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