Crazy Horse

Crazy Horse

Crazy Horse

 Label :     Reprise 
 Sortie :    février 1971 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Qui se souvient?
Qui se souvient que le Crazy Horse n'a pas fait QUE accompagner Neil Young ? Qui se souvient qu'ils ont sorti un album tout seul dans leur coin ? Qui se souvient qu'ils ont sorti un album splendide en 1971 ?
Je me souviens, j'ai écouté et je vais vous raconter.
A la manœuvre la formation d'origine Danny Whitten compris (il mourra un an plus tard), le légendaire jack nitzsche (arrangeur de Phil Spector, compositeur de musique de film, producteur; j'en passe et des aussi bonnes). On y croise le temps d'une chanson Ry Cooder (la BO de Paris Texas) et sa guitare inimitable et un certain Neil Young qui intervient de manière très ponctuelle sur un titre.
J'ai toujours trouvé cet album beau. Et pas que pour sa pochette que j'adore (va savoir pourquoi Hector). Pas un seul titre faible, un mélange harmonieux de rock, de country et de folk vraiment pas très éloigné des travaux menés avec le loner et même un des meilleurs albums rock que je n'ai jamais entendu. "I Don't Want Talk About It" est une des ballades les plus belles de l'histoire du rock. Sous son apparente simplicité elle est réellement impressionnante, je me suis bien casser la gueule à essayer de la jouer, la voix chaude de Whitten est de toute les manières inimitables avec son timbre si particulier. Tout le reste de l'album est de très haut niveau: le riff de nitzsche sur "Crow Jane Lady", "Nobody" peut être le premier morceau de country progressif de l'histoire,
Un gros riff, une grosse basse , la guitare de Cooder, un peu de tambourin et vous avez "Dirty, Dirty" et toujours le même sentiment. C'est le morceau que vous avez déjà entendu 100 fois et pourtant il y a quelque chose en plus, quelque chose de mieux. Dowton et son intro à coup de grosse caisse et ses chœurs vous ferait danser des morts. On se demande bien comment ce n'est pas devenu un tube.

Je situe cet album au même niveau que les meilleurs Neil Young avec ou sans Crazy Horse, et que les Crosby Stills & Nash avec ou sans Young, pour vous c'est peut être insignifiant mais pour moi ca veut dire GRAND!!! 20temporel, immourable, éternel!!!!


Intemporel ! ! !   20/20
par Chaurionde


 Moyenne 16.50/20 

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Posté le 16 novembre 2020 à 19 h 09

Evidemment la figure de Neil Young est présente. Le groupe qui joue sur ce disque s'est rencontré lors de l'enregistrement d'After The Gold Rush.
Ralph Molina (batteur), Billy Talbot (bassiste) et Danny Whitten (guitariste et chanteur principal) jouent ensemble depuis 1963 sous divers noms, dont Danny & The Memories, The Psyrcle Of Lorna et The Rockets. Sous ce dernier nom un album sorti en 1968 a fait un bide total.
Jack Nitzsche (pianiste) est un requin de studio depuis le début des années 60. Nils Lofgren (guitariste) , tout jeune à ce moment-là, a rencontré Neil Young quelques mois auparavant, ils sont immédiatement devenus bons amis.

After The Gold Rush est un énorme succès commercial, auquel le nom de Crazy Horse est associé. En vacances de Neil Young qui tourne soit en solo, soit avec Crosby, Stills & Nash, le groupe profite de cette notoriété nouvelle pour enregistrer ce premier album, baptisé Crazy Horse. Les onze morceaux sont principalement composés par D.Whitten et J. Nitzsche.
Parmi les morceaux notables, "Look At All The Things", composé par Whitten et bien mené par le piano. Un titre qui n'aurait pas dépareillé sur un album de Neil Young.
"I Don't Want To Talk About It", œuvre de Danny Whitten également, est un petit bijou. Une belle ballade, tout en retenue, bien chantée, avec la participation brillante de Ry cooder. Le titre sera repris par de nombreux artistes, dont le crooner génial Andy Williams, et surtout par Rod Stewart qui le sortira trois fois en singles avec un succès constant.
Encore une bonne composition de Danny Whitten, "Dirty, Dirty". Entre blues cradingue et soul, ce morceau donne immédiatement envie de bouger. A nouveau, la participation de Ry Cooder est sensationnelle.
"Downtown", qui n'a rien d'exceptionnel, connaîtra un destin particulier. Un enregistrment du 7 mars 1970 au Fillmore East avec Neil Young figurera sur les albums Tonight's The Night et Live At Fillmore East.
Il y a également, presqu'évidemment, une reprise d'un titre de Neil Young, c'est malheureusement le pénible et débile "Dance, Dance, Dance".

Le problème commun à tous ces titres c'est le chant. On entend bien qu'aucun de ces très bons musiciens n'a de voix un tant soit peu agréable. Tout juste passable, et c'est bien dommage.
L'album ne se vendra pas. Nils Lofgren quitte le groupe et entame une riche carrière solo ; il deviendra quelques années plus tard un pilier d'un autre célèbre backing-band, le E Street Band. Jack Nitzsche poursuit sa carrière dans les studios et parfois sur scène, louant ses services un peu partout. Quant à Danny Whitten, malheureusement, il mourra quelques mois après.
Quelques titres apparaîtront dans des concerts de Neil Young, essentiellement pendant les années 80.

C'est globalement un bon album, qui s'il avait été produit un peu mieux aurait pu être très bon. Mais il faut être clair, si Neil Young n'était dans l'ombre, ce disque n'aurait certainement jamais été réédité.
Pas mal   13/20







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