Wovenhand

Ten Stones

Ten Stones

 Label :     Sounds Familyre 
 Sortie :    lundi 08 septembre 2008 
 Format :  Album / CD   

Quid ce cette nouvelle livrée du sieur Edwards en cette année 2008? Ten Stones, nouvelles pierres d'un édifice dont la construction aurait été entamée voilà plus d'il y a dix ans avec 16 Horsepower? DEE n'est pas spécialement réputé pour être un explorateur sonore, lui-même se décrétant volontiers féru de musiques médiévales, c'est dire. On n'attend donc pas particulièrement d'un nouvel album de sa part qu'il nous surprenne et expérimente à tout va.

Et pourtant, Ten Stones marque une rupture, peut être momentanée, avec la récente discographie de Woven Hand. D'entrée, le ton est donné: DEE revient vers des sonorités plus électriques, moins éthérées que sur Consider The Birds ou Mosaic. Le trio d'entrée constitue une avancée radicale vers un son plus roots, comme pour entrer en communion avec la Terre. "Beautiful Axe" et ses cavalcades (n'oublions pas que Woven Hand est un projet entre DEE et le percussioniste Ordy Garrisson) et ses accords de guitare en suspension, le très bluesy "Horsetail" ou le poignant "Stone After Stone" enfoncent le clou d'un son plus dépouillé. Mais à vouloir amorcer un retour vers le folk-rock plus frontal des premiers 16 Horsepower, sans plus en avoir la fougue, Edwards perd cependant en grâce ce qu'il gagne en énergie.

Réduire Ten Stones à un album électrique serait bien trop réducteur. Car le disque contient tout de même plusieurs tentatives d'essayer d'autres pistes. Quitte à échouer la plupart du tentant. Le balourd "White Knuckle Grip", accordéon sorti ou encore la reprise "Quiet Stars", où Edwards se prend pour un crooner, ne sont pas de franches réussites, et plombent allègrement le milieu du disque. Reste cependant une véritable perle, "Kicking The Birds", bien trop court, reprise d'un chant traditionnel indien où Edwards laisse éclater sa verve, tel un shaman en transe. Ce simple titre laisse augurer du succès qu'aurait pu avoir Edwards s'il avait entrepris le même projet que Tomahawk sur Anonymous. C'est-à-dire un recueil de chants traditionnels des natifs américains, l'ironie en moins.

Au delà de ces quelques tentatives, certains titres rassureront sans doute les adeptes des autres productions de Woven Hand. "Cohawkin the road" ou "Kingdom Of Ice" restent des ballades mystiques typiques du groupe, et de bonnes factures, quand le contemplatif "Iron Feather" s'avère un brin soporifique. Évidemment, DEE semble toujours aussi prosélyte, ou tout au moins prêcheur. Mais à le faire avec une telle conviction, ce qu'on désire avant tout, c'est qu'il ne perde pas la foi.

Sans être mauvais, Ten Stones s'avère partiellement décevant. Woven Hand se contentant d'assurer un bon album, quand on sait que DEE est capable d'aller bien au delà.


Pas mal   13/20
par Drazorback


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