Daniel Darc

Amours Suprêmes

Amours Suprêmes

 Label :     Mercury 
 Sortie :    lundi 14 janvier 2008 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Après le succès de l'excellent Crevecoeur on pouvait s'imaginer assez justement à quelque chose de plus léger, à un Daniel Darc moins tourmenté. Mais le premier titre "Les Remords" met les choses au point, et "J'irai Au Paradis" les confirme, Daniel poursuit sa descente en enfer, dans la veine de l'album précédent.
Son état a même empiré, à peine capable de parler correctement. Certains parlent de clochard céleste, je parlerai plutôt de déchéance totale, à en arriver au pathétique et à l'autocaricature. Heureusement pour lui, si il ne sait plus parler, il sait écrire, et exprime des choses fortes avec des mots simples, largement au-dessus de la médiocrité de la scène Française actuelle. Il est vrai qu'il n'a pas beaucoup à se forcer.
Mais l'album sonne comme un Crevecoeur bis, il n'y a plus aucune surprise, tant au niveau musicale qu'au niveau lyrique et même si tout est parfaitement orchestré et écrit, il manque un quelque chose à cet album. Un second souffle pour se démarquer de son prédécesseur, qu'il n'arrive pas à trouver, malgré un très bon single "J'irai Au Paradis" et des chansons délicates.


Bon   15/20
par BPR


 Moyenne 17.00/20 

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Posté le 14 juillet 2008 à 08 h 42

Après Crève Cœur, on reste dans les sentiments foudroyants avec les Amours Suprêmes.
Comme quoi même en étant un peu crevé on peut encore aimer (s'aimer ?). Et si c'était dans ces limites d'existences, dans ces coins finalement interdit par la morale et l'éducation, où le recul sur la vie nous permet de mieux en rire et de la décrire, que justement le vivant prendrait toute sa quintessence ? Daniel nous l'assure et nous le croyons avec certitude.
Comment faire autrement car il nous livre encore une fois le pourquoi du borderline... Faits ambivalents; parfois plus rock ("Les Remords", "J'irais au Paradis"), plus "léger" ("La seule fille sur terre", "La vie est mortelle") mais on conservant des moments d'intimité ("Un an et un jour", "Serais-je perdu") et surtout, surtout, deux bijoux, deux pierres précieuses, données comme si on nous offrait un diamant : "Ca ne sert à rien", tout en montée aidée par les choeurs de Robert Wyatt et "Amours Suprèmes", géniale d'écriture et de composition ! Et c'est pour moi le seul "reproche" que l'on pourrait faire à ce disque : quand on sait qu'il peut nous emmener à de telles hauteurs, de telles grâces, forcément, ça aiguise notre exigence et on aurait aimé encore son lot de morceaux parfaits, car c'est le terme.
En tout cas merci Daniel, c'est bon d'entendre un artiste français à ce niveau là, nous laisse plus maintenant...
Exceptionnel ! !   19/20







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