Planes Mistaken For Stars

Mercy

Mercy

 Label :     Abacus 
 Sortie :    mardi 17 octobre 2006 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Ce matin, je me suis réveillé dans une marre de vomi, mon corps était tuméfié, mes yeux plein de pisse, mes mains pleines de crasse, mes oreilles bourdonnaient, mon ventre était sur le point de se faire fendre par une douleur indescriptible et ma salive avait le goût métallique du sang frais et pour couronner le tout mon sexe endolori et violacé menaçait l'agonie, mais que c'est t'il réellement passé cette nuit et pourquoi suis-je si heureux d'avoir souffert ainsi ?
-Cette nuit, j'ai tout bonnement baigné dans le marais ténébreux de Planes Mistaken for Stars !
Ah putain !!! Autant dire que ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu un truc pareil, si viscéral, si authentique, si poignant et intense, le genre de disque qui nous fait sentir vivant, qui nous envahit et nous empoisonne comme un venin, qui nous procure une émotion qui nous fait tressaillir, jusqu'au bout des doigts, jusqu'au bout de nos forces, un disque qui va au bout s'il y en a un !
Parfois, on se dit qu'on aimerait être mort et d'autres fois on se réjouit d'être vivant, curieux paradoxe, flippant soit mais il existe pire, et le pire c'est d'être au milieu de ses deux sentiments, avoir envie de mourir et en même temps désirer vivre à tout prix, et ça, c'est exactement ce que m'inspire Mercy.
Derrière PMFS, ce cache l'esprit du malin, le chant nous poignarde par son déchirement, les guitares nous découpent comme une tronçonneuse, la basse et la batterie nous martèlent pour nous enfoncer bien bas, dans les enfers, mais il est si bon de goûter aux plaisirs interdits qu'on n'hésite encore à opposer une résistance inutile à cette force qui germe en nous, telle une fleur du mal, en comparaison on doit bien se faire chier au paradis hein ?!
Inutile d'essayer de décrire objectivement Mercy, c'est un album indescriptible, la seule chose que je peux dire c'est que la pochette de ce disque est à l'image du contenu, cette fille que l'on devine sublime, mystérieuse, vénéneuse, à peine humaine et qui porte sur son sein une rose d'un pourpre violent peut nous emmener loin, très loin ; encore faut t'il en revenir... moi j'm'en fout j'y vais !
Si vous aimez les atmosphères policées, la propreté rassurante de la pop gentillette et le manège enchanté, passez votre chemin, vous risquez de ne pas vous réveiller !

Rock'n'roll... comme jamais !


Exceptionnel ! !   19/20
par Interpolian


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