Public Image Limited

Flowers Of Romance

Flowers Of Romance

 Label :     Virgin 
 Sortie :    1981 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Nous sommes en 1981, année où John Lydon, alias Johnny Rotten des Sex Pistols, arrive très certainement au sommet de son art. Avec Flowers Of Romance, Public Image Limited (PIL) signe un album incomparable, d'une puissance extraordinaire. Lydon est au chant, Atkins est le batteur et Levene se charge du reste de l'instrumentation.

Le premier morceau, "Four Enclosed Walls", donne le ton qui sera suivi par le reste de l'oeuvre. Sombre et inquiétante, la musique offerte se démarque par l'omniprésence du chant et de la batterie reléguant les autres instruments au second plan. La voix de Rotten a perdu de son arrogance, elle est maintenant ensorcelante comme si l'ancien punk était devenu sorcier ou gourou. Il en fallait au moins autant pour accompagner un Atkins battant ses fûts tel un possédé, créant des rythmes d'une force hypnotique sans précédant. En retrait, les autres sonorités achèvent de transformer, par leur pouvoir hallucinatoire, l'auditeur naïf en zombie damné, prêt à assouvir de son esprit faible les moindres désirs du désormais grand maitre John Lydon.

Les différents titres n'ont qu'un seul but avoué: permettre au grand maître de séduire et de s'approprier le plus grand nombre d'âmes faibles et serviles possibles. A quoi bon résister ? Laissez-vous séduire par les incantations que sont "Under The House" ou "Go Back"... vous n'y trouverez que plaisir et rêverie...

Rejoignez-nous, rejoignez-nous, REJOIGNEZ-NOUS ...


Intemporel ! ! !   20/20
par Gary Appleseed


 Moyenne 17.25/20 

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Posté le 11 octobre 2006 à 14 h 18

Le démembrement appliqué continue, et avec lui le groupe franchit une nouvelle étape.
Oreilles sensibles, attention ! Abandonne tout espoir en entrant: ici tout n'est que ténèbres organiques, vibrations tribales, et spirales descendantes.
Cet opus sonne définitivement le glas du punk pour Lydon, qui livre ici un recueil d'abstraction et de minimalisme sonore.
A l'instar de Confusion Is Sex de Sonic Youth, impossible ici d'isoler un morceau, une mélodie, un texte... PIL sert brut un bloc de ce qui pourrait s'apparenter à de la musique concrète tendue par le martèlement incessant du batteur. Grandiose pour certains, inaudible pour d'autres, cet album à toutefois le mérite de ne pas être tiède. Essayez pour voir...
Pas mal   13/20



Posté le 24 novembre 2006 à 23 h 09

Contrairement à plein d'autres groupes et artistes chez qui on retrouve souvent le même style musical, P.I.L à su sortir des albums complètement différents les uns des autres. Prenons l'exemple de Public Image qui avec ses sonorités de musique classique sortie d'une pochette surprise, est à cent lieux des effets vocaux et instrumentaux à tendance métalliques des chansons de Flowers Of Romance, dixit la chanson éponyme. Cette pluralité musicale est du à des fréquents changements des membres du groupe et n'en pas moins écoutable et appréciable à différent niveau. En conclusion je qualifierais Flowers Of Romance d'un de leur meilleur album ex-aequo avec Metal Box.
Excellent !   18/20



Posté le 07 avril 2008 à 20 h 06

Flowers Of Romance est le troisième album de Public Image Limited. Rappelons que cette formation parfois connue sous le nom de PIL est l'une des premières du post-punk. C'est le second groupe de Johnny Rotten, éructeur en chef au sein du proto-boys band les Sex Pistols, qui retrouve alors son nom civil de John Lydon.
C'est l'œuvre la plus aboutie du groupe, celle qui va le plus loin – le plus profondément je dirais –, explorant les méandres des tourments de l'âme humaine. Une musique étouffante, claustrophobique, angoissante, emplie de sons sortis de nulle part.
Le chant de Lydon est plus maladif et malsain que jamais. Il s'agit d'ailleurs plus de parler que de chanter. On adore ou on déteste sa voix, mais elle ne laisse pas de place pour la demi-mesure.
Le punk a la gueule de bois et ça s'entend. Le résultat, c'est le post-punk. Mais un post-punk sans guitare(s) et sans basse ! (Ou presque.) En effet, le brillant – quoique héroïnomane – Keith Levene délaisse sa six cordes pour n'en tirer que des crissements et autres bruitages. Il se concentre sur un piano désaccordé et des claviers bruitistes. Le bass-hero Jah Wobble, responsable du son dub sur les deux précédents albums de PIL, s'en est allé vers d'autres cieux, bien que crédité. Leven assure la basse sur quelques morceaux, nous gratifiant de lignes dub que Wobble n'aurait pas renié.
Mais la pièce de choix de l'album, c'est la batterie ! Non, vous ne rêvez pas, un groupe post-punk dont l'instrument dominant est la batterie. On pense alors aux Creatures, projet parallèle de Siouxsie et de son batteur de mari Budgie. Les fûts ne sont pas tenus par n'importe qui mais par Martin Atkins (Killing Joke, Ministry), bien meilleur que son prédécesseur. Il n'a pas son égal (si l'on excepte Budgie) pour remplir l'espace de roulements tribaux, de coups oppressants.
Il en résulte un album qui fascine autant qu'il met mal à l'aise. Difficile de mettre en avant tel ou tel morceau. Flowers Of Romance possède une homogénéité peu commune, même si aucun titre n'est semblable à un autre. Il s'écoute d'une traite (même si l'expérience est harassante), il fait bloc.
L'écoute de cet album vous plongera dans un état de transe cathartique ou de malaise indicible, c'est selon. Mais il ne peut laisser personne indifférent...
Excellent !   18/20







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