Johan Asherton

Amber Songs

Amber Songs

 Label :     Willing Productions 
 Sortie :    vendredi 25 février 2005 
 Format :  Album / CD   

"Entre folk intemporel et romantisme clair-obscur, le nouvel album d'un songwriter de légende". La présentation réalisée par la nouvelle et intéressante maison de disque de l'artiste, Willing Productions, est juste. Mais comment aurait-elle pu se tromper ? On parle de Johan Asherton...

Amber Songs, huitième offrande de l'artiste, est sublime. La vue de la pochette – de brumeuses falaises normandes (par présomption) [edit: il s'agit en fait de falaises près de Cardiff - Merci à Johan pour cette précision] – nous enlève toute appréhension. La voix basse de Johan est toujours aussi envoûtante. Chaque titre est un joyau qui nous émerveille et nous émeut. L'ambiance générale de l'album est bien plus sombre que celles des prédécesseurs. L'aspect mélancolique est magnifié par le jeu sobre du contrebassiste Pierre Badaroux-Bessalel, par l'apport mesuré du violoniste Dimitri Artemenko, de l'accordéoniste Eric Signor, du percussionniste Marc Varez (ex-Vulcain) et du joueur de dobro, banjo et mandolin, Ian Kent (ces deux derniers étant membres du groupe Blackstone, dont la réputation n'est plus à faire).

L'album s'ouvre sur un orageux "Old Man Tyme". Ce titre est le plus brut de l'album. Puis, Johan s'apaise. "The Weaver" est plus calme mais non moins décadenassé et assez difficile à suivre à la première écoute. "Fall Into You" nous offre un texte très soigné (faut-il rappelé la qualité des textes de Johan !?). Sa mélodie est plus légère et prévisible, ce qui toutefois n'enlève rien à son charme étincelant. L'enchantement est présent à chaque instant. On se sent même ivre en entendant les fabuleux "Saughnessy O'Reilly", "Early One In A Rainy Morning", "Power Of The Dog" et "Road To Tarnation". Ces 4 morceaux sont étourdissants de génie. Johan nous livre ici quelques-unes de ses meilleurs inspirations. Ces mélodies hérissent les poils de votre peau, vous noue la gorge et vous tire une larme. Les derniers morceaux ne sont pas en reste mais ne peuvent égaler ce carré magique, comme en témoigne les délicieux "Cockelburr Slough" ou autre "Growing Up Is Not Enough".

L'écoute de ce disque est cruelle. Arrivé au bout des 10 pistes, un sentiment de manque s'installe. La musique de Johan est donc une drogue apaisante. Elle nous détache du réel, nous berce d'illusions et de mélancolie. Encore une fois, on n'en sort pas indemne. Le seul reproche que l'on pourrait faire à cette œuvre est qu'elle a une fin...

Merci Johan.


Exceptionnel ! !   19/20
par Som'


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