Slowdive
Just For A Day |
Label :
SBK |
||||
Nous y voilà... Où ça ? Quelque part entre le Shoegaze de Lush ou de Ride et la Dream Pop - je n'aime définitivement pas ce terme – des Cocteau Twins. En combinant le son des uns avec les ambiances des autres, Slowdive est parvenu à créer son propre univers oscillant entre atmosphères aérées et envolées sonores subtiles.
C'est avec "Spanish Air" que débute Just For A Day. Dès lors, tout apparaît clair et évident: avec une nonchalance exacerbée, Slowdive propose un rock dont les fondements reposent sur des nappes de guitares ou de violons (sans jamais s'avérer agressif, bien au contraire), permettant à l'ensemble de baigner dans une ambiance brumeuse et captivante. "Celia's Dream" poursuit dans la même veine, mais se trouve renforcée par les montées caractérisée par les guitares saturées, quoique délicates et plutôt gracieuses.
Le seul problème de cet album, comme les albums de Shoegaze en général, est cette tendance à toujours exploiter le même filon, et resservir inlassablement les mêmes recettes. Si "Catch The Breeze" parvient idéalement à poursuivre la magie ressentie lors des deux premiers morceaux, grâce notamment à un final magistral, "Ballad Of Sister Sue" ne perpétue pas l'heureux sentiment éprouvé jusqu'ici. Même en s'efforçant de chercher le splendide des compositions, la lassitude se fait grandissante... Ou plutôt, si la différence n'est pas énorme, Just For A Day ne réussit pas à passionner dans son ensemble et à susciter l'intérêt qui était le sien au début de son écoute; à savoir sa capacité à envoûter et entraîner l'auditeur dans l'univers auquel appartient Slowdive.
Il serait pourtant stupide de rejeter en bloc certaines de ces compositions. Ceci dit, Just For A Day constitue le premier opus de ce combo britannique, et représente ainsi un effort qui mérite d'être souligné, même s'il n'est pas vraiment exceptionnel.
C'est avec "Spanish Air" que débute Just For A Day. Dès lors, tout apparaît clair et évident: avec une nonchalance exacerbée, Slowdive propose un rock dont les fondements reposent sur des nappes de guitares ou de violons (sans jamais s'avérer agressif, bien au contraire), permettant à l'ensemble de baigner dans une ambiance brumeuse et captivante. "Celia's Dream" poursuit dans la même veine, mais se trouve renforcée par les montées caractérisée par les guitares saturées, quoique délicates et plutôt gracieuses.
Le seul problème de cet album, comme les albums de Shoegaze en général, est cette tendance à toujours exploiter le même filon, et resservir inlassablement les mêmes recettes. Si "Catch The Breeze" parvient idéalement à poursuivre la magie ressentie lors des deux premiers morceaux, grâce notamment à un final magistral, "Ballad Of Sister Sue" ne perpétue pas l'heureux sentiment éprouvé jusqu'ici. Même en s'efforçant de chercher le splendide des compositions, la lassitude se fait grandissante... Ou plutôt, si la différence n'est pas énorme, Just For A Day ne réussit pas à passionner dans son ensemble et à susciter l'intérêt qui était le sien au début de son écoute; à savoir sa capacité à envoûter et entraîner l'auditeur dans l'univers auquel appartient Slowdive.
Il serait pourtant stupide de rejeter en bloc certaines de ces compositions. Ceci dit, Just For A Day constitue le premier opus de ce combo britannique, et représente ainsi un effort qui mérite d'être souligné, même s'il n'est pas vraiment exceptionnel.
| Passable 11/20 | par X_Jpbowersock |
Posté le 01 juillet 2005 à 18 h 35 |
Si la dream pop a pu prendre sens, c'est indéniablement Slowdive qui l'a incarné le plus majestueusement.
Just For A Day est l'acte de naissance d'un son et d'un style, uniques pour toujours. Puissance sonore et puissance mélodique y sculptent une musique aérienne et saturée: le paradoxe n'est qu'apparent. S'il fallait faire correspondre cet album à un élément naturel, c'est évidemment au vent qu'on le rapporterait. Just For A Day est une mélancolique célébration de la vie, dont les fluctuations se confondent avec la respiration elle-même. Le titre de clôture "Primal" dévaste doucement les derniers repères qui subsistaient durant le céleste voyage: une véritable apothéose qui ouvre les abysses; ce morceau est un des plus intenses qu'il soit donné d'entendre.
Associé au shoegazing, Slowdive reste un astre isolé au sein de cette mouvance, dont seuls les The Pale Saints ont pu approché les couleurs. Ce qui permet de rappeller sereinement que le shoegazing a été le mouvement le plus passionnant du début des années 90, que ce retour mélodique de la pop ne reniant ni le punk ni la new wave fut salvateur.
Just For A Day évidemment... mais alors que ce jour ne finisse jamais.
Just For A Day est l'acte de naissance d'un son et d'un style, uniques pour toujours. Puissance sonore et puissance mélodique y sculptent une musique aérienne et saturée: le paradoxe n'est qu'apparent. S'il fallait faire correspondre cet album à un élément naturel, c'est évidemment au vent qu'on le rapporterait. Just For A Day est une mélancolique célébration de la vie, dont les fluctuations se confondent avec la respiration elle-même. Le titre de clôture "Primal" dévaste doucement les derniers repères qui subsistaient durant le céleste voyage: une véritable apothéose qui ouvre les abysses; ce morceau est un des plus intenses qu'il soit donné d'entendre.
Associé au shoegazing, Slowdive reste un astre isolé au sein de cette mouvance, dont seuls les The Pale Saints ont pu approché les couleurs. Ce qui permet de rappeller sereinement que le shoegazing a été le mouvement le plus passionnant du début des années 90, que ce retour mélodique de la pop ne reniant ni le punk ni la new wave fut salvateur.
Just For A Day évidemment... mais alors que ce jour ne finisse jamais.
Exceptionnel ! ! 19/20
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