Whomadewho

Brighter

Brighter

 Label :     Kompakt 
 Sortie :    mardi 13 mars 2012 
 Format :  Album / CD  Vinyle  Numérique   

Brighter figurerait assurément dans mon top 10 de la seconde décennie de ce 21ème siècle naissant et sans doute proche du podium. Pourquoi ? 3 principales raisons. Tout d'abord une richesse musicale qui va de pair avec une unité artistique, principale caractéristique d'une œuvre parfaite. Ensuite une palette d'émotions relativement étendue, sous un abord qui peut sonner un peu froid, détaché voir mélancolique mais qui va de pair avec positivité hédoniste (cette envie irrésistible de bouger sur certains morceaux). Enfin une force de frappe mélodique quelque peu en apesanteur et en tous cas relativement imparable sur de nombreux passages, et parfois même susceptible de prendre aux tripes.

J'ai découvert ce Brighter et WhoMadeWho via le magazine Noise, si ma mémoire est bonne, ce qui laissait augurer d'un certaine dimension rock. D'ailleurs Josh Hommes ne s'y est pas trompé, lui qui avait repris un des morceaux du premier album du groupe, quelques années auparavant.Nous avons pourtant affaire ici à un album qui serait plutôt catégorisé synth-pop ou electro-pop, le coté plus rugueux de leurs débuts leur ayant même valu l'étiquette disco-punk ( on retrouve notamment cette tension discoïde sur un morceau comme " The Sun "). Et l'album démarre sur les chapeaux de roue avec le tubesque "Inside World", mélodique, sensuel et dansant sur fond d'électro-rock répétitive : du travail d'orfèvre qui n'exclut pas l'urgence et la spontanéité.

Le groupe s'y connaît en effet en électro, de nombreux effets tant de forme que de fond en témoignent mais ma culture en la matière est trop limitée pour tenter des rapprochements pertinents, si ce n'est avec un artiste comme Fairmont, voire leur compatriote danois Trentemøller  : rapprochement facile puisque ces artistes à la base purement électro ont ensuite viré électro pop-rock ! Mais sur un morceau à peine plus calme et atmosphérique, quoique légèrement distordus comme "Fireman", on est tenté d'évoquer, du moins sur les nappes de claviers, le style artistes plus purement électro comme Nathan Fake ou encore John Talabot. Mais il serait dans l'ensemble plus complet de les rapprocher de quelques artistes synth pop dont le style dénote un certain penchant électro, oscillant entre sens mélodique marqué et une certaine tension dance, qu'il s'agisse par exemple de Hot Chip, de Junior Boys, voire de !!! et même, pourquoi pas, de The Rapture pour la touche discoïde.

Néanmoins, Whomadewho se distingue, entre autre, par une tension rock, parfois même une certaine lourdeur rythmique qui pourrait faire grandement penser aux QOTSA ayant viré électro : en témoignent de très nombreux passages ( cette pulsation et cette rythmique robotico-groovy , certains choeurs d'anges sombres, une tonalité et des accents du chant ...) et même certains morceaux dans leur ensemble ("The Divorce", "Head On My Pillow" ) .

Notons aussi qu'il existe une légère touche expérimentale chez WhoMadeWho, qui ne date pas d'aujourd'hui puisque le groupe s'était déjà aventuré à faire une version acoustique de leur premier album !

Voilà, si tous ces ingrédients vous parlent, alors jetez vous sur cet album réjouissant qui se laisse s'écouter tant avec attention, de part sa richesse, que d'un oreille distraite, tellement il infuse un peps discret et ténu.


Exceptionnel ! !   19/20
par Slowdown


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