Fruit Bats

Mouthfuls

Mouthfuls

 Label :     Sub Pop 
 Sortie :    mardi 08 avril 2003 
 Format :  Album / CD  Vinyle  Numérique   

Formés en 1997, les Fruits Bats, menés par Eric D. Johnson, ont participé à la vague indie folk-pop-rock du début des années 2000, aux côtés de groupes comme (parmi tant d'autres) Iron & Wine, les Decemberists, Beachwood Sparks, Vetiver ou les Shins. Ces formations étaient soutenues par des labels très recommandables tels (là aussi, le choix est pléthorique) Barsuk, Saddle Creek ou encore le mythique Sub Pop, qui trouvait à cette occasion un second souffle salvateur après la déferlante grunge qui ne lui avait pas fait que du bien. C'est d'ailleurs sur ce dernier que paraît Mouthfuls, le deuxième album des Fruit Bats, qui fait suite au charmant mais un peu long Echolocation, sorti deux ans auparavant chez Perishable Records, un label indépendant de Chicago, la ville natale de Johnson. La recette n'a pas vraiment changé puisque l'on y retrouve le même penchant folk ainsi que cette langueur, cette légère indolence, cette jolie nonchalance déjà présente sur leur premier effort. Les quelques défauts que l'on entendait sur celui-ci (et qui en faisait aussi fatalement une partie du charme), comme celui d'allonger un peu trop les chansons, s'effacent un peu et permettent au groupe de délivrer un album plus captivant, aux morceaux plus équilibrés et directs. Des titres comme "Rainbow Sign", "A Bit of Wind" (soutenu par un judicieux ensemble de cuivres) et surtout "When U Love Somebody" sont les symboles de cette volonté d'affinement stylistique et d'aller de l'avant. Mais sans trop se presser non plus, "Track Rabbits", "Lazy Eye" ou "Union Blanket", par exemple, nous ramenant à la douce torpeur d'Echolocation, alors que "The Little Acorn" et "Slipping Through the Sensors" tentent de conjuguer les ambitions de ce Mouthfuls avec les acquis de son prédécesseur.

Et l'on peut dire que le résultat est plutôt à la hauteur, les Fruit Bats parvenant à faire mieux et à maintenir l'intérêt tout au long des quarante-cinq minutes que dure ce disque frais et reposant. Mais on sent quand même qu'ils n'exploitent pas encore pleinement leur potentiel, que le processus de mutation qu'ils viennent tout juste d'enclencher, en instillant un peu de pop dans leur son, n'a pas encore donné tous ses fruits et que le meilleur était à venir. Et cela se vérifiera dès leur disque suivant, Spelled in Bones, en 2005. Mais ceci est une autre histoire.


Bon   15/20
par Poukram


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