Discussions et Dérapages
Créations littéraires
 


Posté le 17 janvier 2016 à 17 h 27m 30s

Rien trouvé de semblable alors je tente.

J'aime bien écrire des trucs plus ou moins courts de temps à autre, et je me suis rendu compte que ça tournait souvent autour de la musique. On pourrait partager des textes ici, s'il y'a d'autre écrivaillons amateurs dilettantes....

J'inaugure avec un petit texte écris suite à l'actualité du 11 janvier dernier :



Ziggy : fragments


13 septembre 1972

Ai croisé Suzy deux fois cet aprem. Rien trouvé à dire sauf "Salut".
Quel con !!!!
Ce regard !!
Fumé et discuté du disque de Roxy Music avec Mark et les gars.
Disent que c'est des trucs de tafioles et que c'est pas avec ça que j'vais exciter Suzy.
"Suzy Ravie-au-lit" c'est leur nouvelle blague pour me faire chier.
Tas de branleurs.

Pas trouvé Roxy Music chez Flashback's Records.
Jon m'a conseillé un truc chelou à la place.
J'aime bien.

I'm an alligator, I'm a mama-papa coming for you
I'm the space invader, I'll be a rock 'n' rollin' bitch for you



2 avril 1988

Nouveaux contrats !!
Bientôt promu chez Spencer & Morgan ? !!
Journée chargée. Pas eu le temps de faire de l'exercice.
Sushis ce soir avec les types de BVK ltd.
Inviter Kathrina semaine prochaine ??
Trouvé le nouveau Bryan Ferry, en disque compact !!!

Oh man wonder if he'll ever know
He's in the best selling show
Is there life on Mars?



5 octobre 1999

Eu les gamins ce week-end.
Sont déjà plongés dans les cadeaux de Noël.
Déjà qu'elle les gâte beaucoup trop...
Nouvelle fournée de CV demain.
Quelqu'un pour faire fermer sa gueule à ce connard de Tony Blair ?
J'HAIS les politiques.
Les putains de journalistes encore plus.
Ai essayé le truc du Dr Koetzler pour se détendre.
De la merde, aucun foutu effet.
Plus d'effet avec juste de la musique.
Et du scotch.

Ashes to ashes, funk to funky
We know Major Tom's a junkie
Strung out in heaven's high
Hitting an all-time low



11 janvier 2016

Il est mort.

Pas eu pareil choc depuis que le vieux a clamsé.
Putain.
Écouté Ziggy.... toute la matinée.

Croisé Suzy ce soir, chez Flashback.
Pas sûr de la reconnaître, elle avait foutrement changé, ON a foutrement changé hahahaha.
On s'est promis de boire un verre semaine prochaine.

Rentré à pied sous la pluie.
Putain de climat.
Un tas de chansons et d'images dans la tête.

Let's turn on with me and you're not alone
Let's turn on and be not alone
Gimme your hands cause you're wonderful

---[Edité le 17/01/2016 à 17 h 31 par Nutshell]---

Posté le 17 janvier 2016 à 22 h 09m 50s

C'est à la croisée des délires autistiques de Konsstrukt et la mégalomanie de Takichan ?


Posté le 17 janvier 2016 à 22 h 50m 46s

Je connais mi l'un ni l'autre désolé, je suis aussi dilettante du forum même si je le fréquente de temps à autre depuis quelques années...


Posté le 18 janvier 2016 à 00 h 22m 15s

Nutshell (rien que pour ton pseudo tu es toujours le bienvenu, et ta "playlist du moment", peut-être rédigée y a 5 ans je valide aussi)
Sympa ton pti texte


Posté le 18 janvier 2016 à 00 h 28m 00s

Woha merci, ouai playlist d'il ya quelques temps mais on retourne toujours à nos 1ers amours n'est-ce-pas ?

C'est d'ailleurs un truc que j'essaie souvent de mettre en mots, ce rapport intime à la musique, de manière plus ou moins adroite.
La manière dont un album une chanson peuvent nous poursuivre tout au long de la vie, avec des ressentis contrastés selon notre vécu..


Posté le 19 janvier 2016 à 17 h 21m 09s

Je suis retombé récemment sur un cadavre exquis fait avec un pote. (en ayant juste connaissance de la dernière phrase du paragraphe suivant) Bon, cherchez pas par contre le talent de plume hein lol...mais ca fonctionne la plupart du temps et c'est assez rigolo et riche en images surréalistes. Et puis ça permet de faire vivre ce fil de discussion qui peut être sympa.


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01) Il marchait dans la nuit noire et calculait les coefficients de probabilité que la pluie tombe sur lui. Le jaune du soleil ne l'effrayait point mais il savait que la lueur pouvait être très dangereuse. Aussi, il pressait le pas pour être le plus rapidement chez lui. Il frappa à la porte pour ne pas éveiller les soupçons sur sa présence dans sa propre maison. Lucie vient lui ouvrir alors qu'un oiseau s'était perché sur son bras:
- C'est maintenant que tu rentres mon cochon!!
- Oui ma jolie
Il franchit la porte avec cette idée de bleu qui le poursuivait. Elle, elle ne savait rien de toute cette histoire, elle était orange et s'en foutait royalement des autres couleurs. Il avait maintenant hâte de s'endormir et de passer dans un monde en noir et blanc où tout serait bien plus tranquille.

02) Et c'est ce qui se passa... jusqu'à un moment. L'univers cubiste et rassurant subit une commotion. Une activité éruptive rouge vif vint inonder le bichromatisme dans un coin de son champ de vision. "C'est peut-être plus joli ainsi" rêva-t-il. La tache rouge grossissait et le fascinait. Il s'en rapprocha afin d'en analyser la texture, et découvrit le pot aux roses, ou plutôt le pot aux fraises. Une délicieuse odeur de fruits rouges envahit ses narines. Hypnotisé, il chercha à plonger dans l'épanchement visqueux mais alors qu'il s'en approchait une faille béante se forma en son sein organique. En dessous de lui, le paysage noir et blanc redevenait visible, abandonné par les tentacules rouges qui se dressaient comme des murailles sifflantes autour de lui et le fuyaient. Il étendit les bras et reprit lentement de l'altitude.

03) Le soleil était au firmament et ses rayons implacables lui brûlaient le visage. Mais il devait impérativement s'élever à haute altitude pour échapper à quelques oiseaux menaçant qui commençaient à le suivre. Parmi les nuages, quelques cités magiques lui faisaient croire qu'il était à nouveau humain. Les stèles de côté lui paraissaient pourtant étranges: pourquoi le noir des croix paraissait-il si lumineux? Le soleil, encore lui, lui parut bien suspect. Alors qu'il continuait de grimper, une voix derrière lui se fit entendre, sans qu'il puisse comprendre ni les mots, ni la langue parlée. Par ailleurs, petit détail, il n'y avait absolument personne autour de lui. Un arbre énorme apparaissait à l'horizon et il se souvint qu'il devait s'y rendre. Une sauterelle passant à son niveau lui indiqua que les lieux étaient particulièrement mal fréquentés à ce moment de l'année. Il atterrit et prépara donc sa meilleur arme.

04) Il se trouvait dans un sous-bois vert et frais et bruissant de sources vives. Il appela sa monture-araignée. Celle ci ne tarda pas à se matérialiser devant lui. Elle l'entoura d'une de ses pattes velues et le déposa sur son dos. Comme l'araignée était une émanation du monde des rêves, elle savait où il voulait aller, et se mit en route à grandes enjambées. A un moment, il ne fut plus seul sur son dos, de fidèles compagnons l'avaient rejoint, eux aussi armés jusqu'aux dents. Ils pouvaient distinguer la lisière de la forêt, et juste derrière les tentacules rouges odorants qui se tordaient. De temps en temps, ils devaient combattre. L'araignée traversait vallée après vallée, et bientôt une ville toute blanche parut à l'horizon. Ils se demandaient s'ils y trouveraient les autres couleurs.

05) Un chemin se dessina sur leur coté droit. Personne à l'horizon, mais ces satanés sauterelles commençaient à se réunir dangereusement. Elles semblaient verte. Quoique sous une telle non-lumière tout aurait pu sembler vert. D'où le danger pouvait-il venir en premier lieu? Fallait-il s'endormir et ne plus jamais goûter aux couleurs lumineuses? Ou alors creuser un trou et ne jamais en sortir? Les étables de la royauté n'avait jamais pu apporter une seule réponse à cette question. Alors qu'ils avançaient dans un corridor d'herbes malfaisantes, un rayon lumineux sortit d'une porte que l'on venait tout juste d'entre-ouvrir. Une cigogne géante en sortit en poussant de longs hurlements lugubres: elle était poursuivie par un Maxocin.

06) Puis deux, puis trois. Il en sortait de partout. Une multitude de Maxocins des deux sexes envahit le champ de vision devant lui. Les mâles étaient blancs et les femelles noires, et ils s'emboitaient tête-bêche comme dans une gravure d'Escher. La cigogne avait disparu, et les couleurs étaient comme aspirées dans un gouffre qui s'était ouvert dans le sol. Il sauta. Il tombait plus vite que les objets qui l'entouraient et qu'il devait éviter, une cafetière jaune, un ananas bleu, un serpent figle, un abricot gévonte, et une infinité d'objets d'autres couleurs. A un moment de sa chute il discerna une sombre silhouette humaine sur une plateforme et s'y arrêta. Il entra dans un tunnel horizontal. La silhouette brumeuse le suivait.

07) Sans se retourner, il la regardait dans ses lunettes à miroire inversé et s'apercevait que la silhouette en question était celle d'une femme-scorpion. On en avait beaucoup entendu parler récemment, suite aux évenements catastrophiques qui avait mis en émoi toute les planètes connues. Le prince du Nouveau-Monde avait été assassiné par une de ces tueuses passées maître dans l'art du meurtre. Elle portait à sa ceinture une coupole dorée que l'on pouvait deviner destinée à récolter le sang de sa future victime, qu'elle aurait ensuite offert à son chien. Son chien qui la suivait nonchalemment comme poursuivi par une terrible maladie infectieuse. Cette femme-scorpion Maxocin avait activé son bouclier de dissimulation et ainsi paraissait-elle si fantomatique et difficile à situer. La pluie la rendait plus moite et verte et le sens de son combat lui échappait complètement. Elle essayait de réfléchir sur quelques questions existentielles tout en poursuivant sa future victime et elle eut quelques succès à résoudre certaines opérations mathématiques pour le moins ardues: "2+2=4" pensa-t-elle fièrement. Et ce qui arriva la déstabilisa complètement. Elle vit soudainement Raul faire volte-face et déployer des ailes immenses tout en la fixant intensément du regard.

08) Elle ne fut pas impressionnée. Dès son enfance, elle avait vécu parmi les Kazilaks et pouvait déceler leurs intentions. Ce spécimen jaune-orangé n'avait rien d'agressif. Elle lui trouvait en fait beaucoup de charme. Mais en bonne tacticienne elle fit mine de ne pas s'y intéresser et se détourna de lui pour se préparer une tasse de chorto tout en murmurant des petits riens à son akzalek en cage. Cependant, lui désirait impérieusement son attention. Il replia ses ailes et s'approcha. Elle recula. Il continuait d'avancer. Elle recula encore, le sourire aux lèvres. Elle projeta sur lui le contenu de sa tasse de chorto et s'éclipsa derrière un arbre-totem sans observer le résultat.


09) Une fois à l'abris, elle put se consacrer au décompte universel qui la travaillait tant: "3...2...1...et VLAN!" Elle risqua un oeil pour voir ce qu'il était advenu de son ennemi. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle se rendu compte que son chorto n'avait pas fonctionné!! Il ne restait plus qu'une vague trace humide et nul ne savait où était rendue dorénavant la créature qui lui faisait face quelques secondes plus tôt. Elle cligna des yeux. Et re-cligna... Que se passait-il?? Il y avait soudainement une déferlante de bleu qui se propageait de tous les côtés! La terreur s'empara d'elle: le bleu vicieux était de retour, il fallait fuir, absolument!!!! Elle plongea dans la trace humide sans penser aux conséquences.

10) De ce fait, comme tous les membres de sa race, elle perdit sa troisième dimension et devint bidimensionnelle. Ce qu'elle avait perdu en dimensionalité, elle le gagna en chromatisme. Ce fut une explosion de couleurs qui se déployèrent devant lui. Un maëlstrom de teintes inconnues occupa tout l'espace devant lui, et, au centre, au fond de son regard à elle, il reconnut la couleur qui lui manquait. Son élément complémentaire, et étranger à la fois. Il se laissa mezzer par le brasier glacé. Etranger, mais indispensable. Il étouffait. Indispensable mais incompatible. L'oeuf ne danse pas avec la pierre.


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---[Edité le 19/01/2016 à 17 h 26 par Pab]---

Posté le 03 décembre 2019 à 20 h 18m 21s

Je suis née en 82. J'ai un caractère très nostalgique. C'est peut-être pour cela que j'ai beaucoup d'attirance pour les choses du passé. Quand j'étais une gamine qui allait en primaire, je regardais les ados et les jeunes adultes de mon quartier avec envie. Je me souviens qu'il y avait un lycée professionnel à côté de chez moi. Il y avait à cette époque plein de lycéens avec des looks type "curistes" comme on les appelait alors. On voyait que la New Wave était bien présente encore. Je voyais ces ados, du haut de mes 7 ou 8 ans comme des personnes ultra "underground". Ça me fascinait... Ils avaient des vêtements amples et noirs, parfois des grands imperméables, ils portaient du rouge à lèvres rouge et les cheveux ébouriffés comme Robert Smith.
Puis, je suis entrée au collège. J'ai commencé à écouter Fun radio et Oui FM. C'était l'époque du grunge mais aussi de la Brit Pop. J'écoutais Doc et Difool et j'apprenais le sens des mots fellation et sodomie avec circonspection. Je me couchais tard le soir pour écouter Max se foutre de la gueule de Gérard et je découvrais ce qu'était l'ambiant (car Max passait des disques planants la nuit).
Les mecs du collège avaient des survêtements Lacoste jaune poussin et ne se départaient jamais de leur sacro-sainte banane autour de la taille. Je rêvais alors d'aller dans un collège où il y aurait des fans de rock . On me traite de droguée au collège car j'aime Nirvana. Au fond, comme une couillonne de 13 ans, je me sens flattée alors que je bois encore des laits fraise en sortant des cours. Mais ces racailles ne comprennent rien à tout ça.
J'arrive au lycée et c'est le choc. Il y a des skateurs, des métalleux, des hippies. C'est de la folie, les gens ont l'air de vivre la musique à fond. Ils s'habillent en fonction de ce qu'ils écoutent. Les skateurs sont trop beaux et on les mate du coin de l'oeil sans oser aller leur parler. Les meufs avec qui je traîne m'amènent aux puces de saint Ouen. On croise des filles hyper déglingos là-bas. On s'achète des fripes des années 60/70 : pattes d'eph, tuniques ethniques et on trouve des disques pirate de Nirvana. On décide d'aller au père Lachaise voir la tombe de Jim Morrison et d'interviewer un gardien. Il nous raconte des anecdotes macabres et on kiffe trop ça. On se met en tête d'aller visiter l'immeuble où Jim Morrisson est mort. On est déçu. C'est un immeuble comme un autre.
On attend nos 18 ans avec impatience. On voudrait tellement aller dans des bars écouter des groupes et boire des bières. La vie pourra commencer...

To be continued...

---[Edité le 03/12/2019 à 20 h 21 par Nova]---

Posté le 03 décembre 2019 à 20 h 43m 13s

High Five, rien que pour l'évocation de Gérard de Suresnes


Posté le 03 décembre 2019 à 22 h 59m 20s

Chronologie xsilencieuse en parallèle :
On est en 1995
A la même époque, Zebulon fait son service militaire, Wazoo n'est pas encore né, Gécou ne sait pas encore comment s'y prendre pour réussir à embrasser Virginie Duteuil et Ismael Junger écoute NOFX en headbangant dans le garage familial, ses dreadlocks sentent le hamster


Posté le 03 décembre 2019 à 23 h 59m 32s

On est en 1995
Myfriendgoo, jeune objecteur de conscience à cheveux longs et chemise à carreaux, se tape trois allers-retours Rouen-Paris à quelques mois d'intervalle dans sa Supercinq Campus avec ses potes pour aller voir Beastie Boys au Zénith, Fugazi à l'Elysée-Montmartre, puis Sonic Youth à l'Elysée-Montmartre.


Posté le 04 décembre 2019 à 11 h 50m 36s

"zebulon fait son service militaire"

Et au même moment dans mon walkman : NTM (la fièvre), molodoi (âme errante) le red hot de l'année, "Creep" de Radiohead, led Zeppelin (le double album best or remasters)

Au cinéma, usual suspects

En sport, une victoire de Paris contre un club espagnol en coupe de chais plus quoi (but de Guérin, de mémoire, toujours)


Posté le 04 décembre 2019 à 12 h 00m 17s

En 1995 c'était la grève contre la réforme des retraites, y'avait Jean Pierre Pernault et Michel Drucker à la télé...plus ça change, plus c'est pareil !

Ah et en 1995 Johnny remplissait les stades. En 2019, il s'appelle juste Jean-Baptiste Guegan !

---[Edité le 04/12/2019 à 12 h 01 par X_Plock]---

Posté le 04 décembre 2019 à 12 h 47m 35s

Fin 1995 je reviens à la vie après un service militaire dans un des coins les plus isolés de France. En novembre je vais voir Miossec à la Cigale pour son premier concert parisien : une vraie catastrophe musicale, mais un très bon souvenir quand même.


Posté le 04 décembre 2019 à 13 h 06m 07s

Calomnie pure et simple. J'ai jamais eu de dreads.

J'avais juste les cheveux rouges puis verts.

Je trouvais ça trop cool. Puis j'ai grandi.

Mais NOFX, je trouve ça toujours cool, donc je n'ai pas tué l'ado demeuré qui se branlait cinq fois par jour et regardait Jackass. Il sommeille toujours au fond moi.

Sinon en 95 il se passait d'autres trucs sympas : Raoul Vigil remaniait pour la 15ème fois le line-up de son projet solo, Bertrand Cantat n'avait tué personne, Billy Corgan passait pour un génie et Thurstonwill participait à son premier viol collectif dans un parking désaffecté.


Posté le 04 décembre 2019 à 13 h 14m 42s

"Thurstonwill participait à son premier viol collectif dans un parking désaffecté."

https://www.youtube.com/watch?v=PrpButDWTL4




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