School Of Seven Bells

SVIIB

SVIIB

 Label :     Full Time Hobby 
 Sortie :    vendredi 12 février 2016 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Si c'est un beau roman, ce n'est assurément pas une belle histoire. School Of Seven Bells se forma à Brooklyn, en 2006, par la rencontre de Benjamin Curtis (ancien batteur de Tripping Daisy, il faut le savoir) et des frangines Alejandra et Claudia Deheza, jumelles de leur état. En 2010 Claudia quitte le navire, mais ils décident de continuer le groupe sans elle.
Deux ans plus tard, à la fraiche, Benjamin & Alejandra composent ce nouvel album durant l'été 2012, mais ne l'enregistrent pas car ce bon vieux Ben se découvre une leucémie. Bon. Je vous avais prévenu que c'était pas joyeux comme histoire. Je vais pas faire pleurer dans les chaumière donc je vais la faire courte, La leucémie gagne par K.O. à la fin du mois de décembre 2013.

SVIIB est donc enregistré par Alejandra, qui avec ce disque raconte l'histoire du groupe, et clôture celle de School Of The Seven Bells. N'allez pas croire que cet album soit une métaphore en neuf pistes de la Chanson d'Automne de Verlaine (mais si, les sanglots longs des violons de l'automne tout ça), on a plutôt droit à une synthpop bien troussée, un bel écrin pour la voix d'Alejandra, avec de jolies chansons (mention spéciale à "On My Heart", très réussie), un album court, mais pas désagréable, et surtout pas plombant, comme il pourrait l'être vu les circonstances.
Vous l'avez sans doute vu venir quand je parlais de jolies chansons, ça reste joli, poli, pas très aventurier (même si certaines sonorités pourraient faire penser à Paradise), en bref, tout ça est assez convenu, trop radio-friendly pour vraiment sortir la tête de l'eau.

Des chansons pop, qui tournent dans l'air,
Des chansons pop, musique populaire.
Musique populaire !

Les Poppys chantaient ça en 1971, et ce refrain est la bonne définition de ce dernier disque de School Of The Seven Bells. Un album de pop électronique, sans prétention, qui veut juste raconter une histoire personnelle en 9 chapitres, qu'on ira réécouter sans déplaisir, mais qu'on aurait presque la sensation d'avoir déjà entendu plusieurs fois, même à la première écoute. L'histoire est finie, elle ne dit pas si on entendra la belle voix d'Alejandra dans d'autres contes musicaux, on ne peut qu'espérer que ce disque cathartique fasse son oeuvre.


Pas mal   13/20
par X_Lok


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