The Coneheads

L.P.1

L.P.1

 Label :     ETT 
 Sortie :    samedi 14 février 2015 
 Format :  Album / Vinyle  K7 Audio   

The Coneheads.
Non je ne parle pas ici de l'horrible film avec Dan Ackroyd en extra-terrestre a tête d'œuf mais d'un groupe synthpunk de l'Indiana aux US.
Ceux la mêmes qui ont nommés leur album The 14 Year Old High School PC-Fascist Hype Lords Rip Off Devo for the Sake of Extorting $$$ from Helpless Impressionable Midwestern Internet Peoplepunks L.P.. Oui c'est le titre complet de l'album. Et oui, on a battu le titre record du premier album des Happy Mondays.
L'album, pressé en très petites quantités sur le label allemand ETT est déjà "sold out" et se revend relativement cher (78€ sur discogs en ce moment).

Coneheads, c'est trois types nommés "MW" 1, 2 et 3. En fait, leurs noms et prénoms commencent tous par M et W. Le seul nom qui apparait sur le net, c'est celui du chanteur, Mark Winter. Déja connu dans de précédents groupes synthpunk américains, il déblatère de sombres phrases gueulées dans son micro dans un mélange de Johnny Rotten et de Mark Mothersbaugh. D'ailleurs, parlant de ce cher Marky, The Coneheads et plus particulièrement cet album se veut comme un "ripoff" de Devo. Et il est vrai que les quinze titres du disque sonnent curieusement comme une reprise plus trash et hardcore de (Q) Are We Not Men ?, le premier disque du quintette d'Akron, Ohio.
Sur les quinze courts (trop courts ?) titres, on compte une reprise. "Psycho Killer" des Talking Heads, expédiée ici en une minute et quarante secondes dans un style très "mongoloidien" qui ravirait sûrement David Byrne. De façon générale, les morceaux ne dépassent pas en moyenne la longueur d'une minute dix, juste le temps de faire passer un flot de mots, quelques notes de guitares, de basse et parfois de synthé tordu sur un rythme effréné comme jamais. En mention spéciale, je dénote "Alien and Warm" et son synthé bordélique, "Hack Hack Hach Variation 2" qui évoque le Cabaret Voltaire des débuts, "Big City Baby", "Violence" ou encore "I Used To Be A Cheesepuff" et le kidnapping de Booji Boy (mascotte de Devo) qui se serait mal passé.

Dans l'ensemble, le disque sonne comme un enregistrement pirate d'un groupe de 1978, avec la qualité sonore délétère qui va avec. On dénote également la brièveté du disque et l'excès d'énergie qui vous mettra la patate le temps d'un court trajet de bus. Si vous n'avez pas eu votre dose de synthpunk avec les Ausmuteants ou les compils Hardcore Devo 74-78, je vous conseille fortement d'aller jeter une oreille sur ce disque (disponible pour le moment qu'au format digital). Il existe également du groupe quelques cassettes audios dispos ici et la sur le net.
Une bien belle trouvaille en tout cas.


Excellent !   18/20
par EmixaM


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