Abject Object

Romance

Romance

 Label :     Echo Canyon, Flower Of Carnage, Protagonist , Corn Dog, Zone Onze, Wee Wee, Et Mon Cul C'est Du Tofu ?, Emergence, Gang Bang Tapes 
 Sortie :    avril 2013 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Enfin j'ai envie de dire. Enfin, le premier album d'Abject Object voit le jour !
Après quelques titres disséminés aux quatre vents (compils, splits, & j'en passe. Histoire de vous simplifier la vie, le tout a été regroupé par Mon Cul sur la cassette Local E).

Artwork qui attire le regard (normal, quand on sait qu'il a été fait par Arrache Toi Un Oeil), et surtout la satisfaction de voir qu'aucun des vieux titres n'est présent (je l'ai déjà dit, mais ce genre de pratique m'ennuie un peu, tout comme le fait de re-sortir un album augmenté de quelques titres 3-4 mois après la sortie, en lieu & place d'un EP, bref).

Ma première impression à l'écoute de ce Romance, c'est une nostalgie de mes années de lycée à Brest, quand on écumait les MJC pour assister à des concerts de punk, de hardcore, voire même de biscotte-core (véridique).
Des titres courts, qui filent (pour la plupart) droit à l'essentiel, batterie & guitare en avant. Normal pour un duo vous me direz, ça va hein. Sauf qu'ils sont quatre. Et ouais mon pote.

Attaque pied au plancher avec "Discounter Culture", quelques tubes sentant presque bon le punk californien ("Queen", "All Roads Lead to Rome", "One More Night"), mais je sens que j'ai fait peur à certain(e)s là (ou pire, quelques uns vont se ruer sur Romance pensant trouver là un ersatz post 2010 de MadCaddies ou autre joyeuseté adolescente à base de baggy & de Vans).

Résumer Abject Object à un groupe pour skateurs serait vraiment trop réducteur, tant, mine de rien, ils arrivent à être inventifs sur onze titres, ça ne sent jamais la redite. ils évitent avec une apparente facilité les écueils du même schéma punk tout au long du disque, flirtant notamment parfois avec la NoWave ("Adult"), voire la Power Pop ("Cruel").

On sent bien quand des types s'éclatent sur un album, d'autant plus quand c'est ultra communicatif comme ici. On pourrait presque écouter "Double Speak" en boucle, se repasser certains passages des films de Larry Clark en Mute pour revivre par procuration une adolescence passée sur une planche, et courir voir ce groupe sur scène, là où évidemment il prend sa pleine mesure.


Bon   15/20
par X_Lok


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