Twin Shadow

Confess

Confess

 Label :     4AD 
 Sortie :    mardi 10 juillet 2012 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

Avec ce nouvel album de Twin Shadow (de son vrai nom George Lewis Jr.), les années 80 montrent qu'elles restent encore et toujours à la mode parmi les artistes nord-américains. Ainsi, sur Confess Lewis continue de faire une musique aux accents new wave, dans la même veine de Forget, son premier disque. Le seul changement réside dans l'attitude de Lewis. Sa pose de crooner sur la pochette de Confess, sa veste en cuir et les cheveux gominés montrent un homme sûre de lui et prêt à se la jouer lover.

Son premier album, Forget, avait certes séduit les critiques, mais je n'étais pas convaincu. Vous imaginez donc mon manque d'enthousiasme pour Confess. Cependant à l'écoute du premier single "Five Seconds", je fus agréablement surpris, sur une rythmique basique et agressive, Lewis s'en donne à cœur joie dans la pose de crooner, tout ça agrémenté de touche synthétique 80's. C'est le raffiné "Golden Light" qui ouvre Confess, la composition est ici subtile et recherchée, le refrain est carrément superbe avec ses superpositions de claviers et autre nappes de synthé. La production reste énorme sur "You Can Call Me On", ce qui ajoute au sentiment que Lewis est un poil un plus burné que sur Forget. Se trouvant après l'excellent "Five Seconds", "Run My Heart" n'emballe vraiment l'auditeur que quand Lewis élève la voix.

Confess n'est pas qu'une succession de titres avec des claviers et des nappes électro. Lewis écrit aussi des morceaux qui tournent autour d'un petit riff de guitare, comme sur "The One", titre qui possède également une ligne de basse efficace. "Beg For The Night" et "Patient" sont certainement les titres qui ressemblent le plus à des ballades. Après ces deux titres les moins enthousiasment du disque, on retrouve un Lewis plus crooner que jamais sur "When The Movie's Over". Ce titre est l'archétype du titre new wave, à vrai dire, il faudrait limite écouter ce morceau en premier pour savoir si on va aimer l'album dans son intégralité. L'avant dernière piste "I Dont't Care" est sûrement la plus intimiste de Confess, la composition est simple, des percussions accompagne un simple piano. "Be Mine Tonight" conclut le disque de manière simple, pas d'explosion de synthé, mais plutôt un titre à l'image de "I Don't Care", retenu et simple.

La new wave a encore de belles années devant elle, avec des albums comme Confess, on en redemanderait presque. Ce bad boy de George Lewis signe un excellent, et terriblement accrocheur, album. Allez, je vais enfiler un cuir et me réécouter "Five Seconds"...


Très bon   16/20
par Bambou


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