The Wolfhounds

Unseen Ripples From A Pebble

Unseen Ripples From A Pebble

 Label :     Pink 
 Sortie :    mai 1987 
 Format :  Album / CD  Vinyle  K7 Audio   

Dans un travail de réhabilitation des années 80, qui contiennent des perles dont les générations actuelles n'ont pas connu, je voulais m'arrêter sur le cas de ce groupe : The Wolfhounds. Première mouture de nombreux groupes qui sont nés des cendres de ce combo, David Callahan et ses acolytes participèrent à cette fameuse compil C-86 du New Musical Express, qui a marqué nombre de personnes à l'époque. Porté par la voix particulière de Callahan et un fond musical non limitatif, ce groupe portait un espoir de voie différente dans la noirceur musicale de l'époque. Parmi le peu d'albums sortis, je voulais un peu plus détailler celui-ci, que j'ai écouté jusqu'à ce que ma vieille cassette audio rende l'âme. Proche de Wire ou de The Fall quant à la démarche sans concessions, The Wolfhounds n'a pas insisté devant le peu d'enthousiasme du public de l'époque, gonflant le wagon des groupes incompris. Mais qu'importe. Il nous reste des perles à écouter ou à redécouvrir, surtout dans cet album riche et varié. Celui-ci commence par "Me" porté par des guitares cristallines, une basse profonde et un rythme endiablé. "Sandy" est d'une fraicheur revigorante, tout comme "Rain Stops Play". Le son Wolfhounds est immédiatement reconnaissable, "Goodbye Laughter" enfonce le clou par une pop tout en délicatesse, qui rappelle les premiers Go Betweens. Un autre lien peut être effectué avec The Field Mice sur le morceau suivant "Lost But Happy". "Cut The Cake" est nettement plus bruyant, les guitares se tendent pour notre plus grand plaisir. Mais même dans ce tourbillon de son, Callahan ne se noie jamais, dominant son sujet avec un talent évident. "In Transit" prouve que rien n'arrête ce groupe, le morceau reposant sur des breaks simples et variés, dans lesquels chaque instrument s'exprime sans nuire à l'édifice final. "L.A. Juice" comprend quelques relents punks, Callahan éructant avec plaisir. Je vous laisse découvrir par vous-même les quatre derniers morceaux, qui confortent le niveau général. Pour certains, le son semblera désuet, le style vieillot. Il convient juste de retenir une capacité certaine à poser des mélodies et laisser ses oreilles prendre un plaisir certain. Dans la discographie courte de ce groupe, le sommet sera atteint avec le single "The Anti Midas Touch", mais ceci est une autre histoire et il serait dommage de passer à coté des autres compositions...


Très bon   16/20
par Foreth


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