The Kelley Deal 6000

Go To The Sugar Altar

Go To The Sugar Altar

 Label :     New West 
 Sortie :    lundi 10 juin 1996 
 Format :  Album / CD   

Side-project de la jumelle discrète mais entretenant la relation la plus complexe et handicapante avec les opiacés les plus violents, The Kelley Deal 6000 semble à première vue un parent pauvre face au monolithe The Breeders, ou même The Amps, équivalent kimesque. Erreur grossière, à l'écoute de ce Go To The Sugar Altar en tous cas !
Car en effet Deal la discrète livre ici un album dont la pop énervée et putassière, et la mélancolie naïvement dissimulée n'ont pas à rougir de la comparaison avec les oeuvres les plus illustres des deux glandeuses les plus cool du punk pop rock. "Canyon" ouvre le bal avec une steel guitar déglinguée soulignant une mélodie simplissime mais diablement efficace, à l'instar de "How About Hero": une power pop ultra accessible et décomplexée. "Head Of The Cult" gâte un peu les choses comme souvent avec les soeurs Deal, tant leur paresse naturelle ne sert que rarement leurs chansons mid-tempo, tous groupes confondus, mais "Dammit" et surtout l'excellente "Trixie Delicious" et son incantation hallucinée font repartir la machine.
Alors bien sûr on déplorera le fait que les différents side-projects des frangines soient interchangeables, tant les recettes sont maintes fois goûtées, parfois même jusqu'à l'écoeurement ("Shag", "A Hundred Tires, "Marooned"...). Mais il demeure quelques fulgurances qui font toujours pencher la balance du côté "sympa" de la Force, à l'image de ce "Mr.Goodnight", tout droit sorti de la B.O. d'un Oliver Stone écrasé de soleil vénéneux ou la poisseuse "When He calls me Kitten".
Entres titres oubliables et perles mélodiques foireuses, Kelley Deal sert un opus honnête qui pouvait laisser présager de bonnes choses pour le futur du groupe. Sauf que...


Pas mal   13/20
par Gérard Cousin


Proposez votre chronique !







Recherche avancée
En ligne
71 invités et 1 membre :
S.
Au hasard Balthazar
Sondages
Levé du mauvais pied, je suis plutôt "réac'n roll" : Ras-le-bol...