Phosphorescent

Pride

Pride

 Label :     Dead Oceans 
 Sortie :    lundi 22 octobre 2007 
 Format :  Album / CD  Vinyle   

L'air de rien, Pride est le quatrième album de Mathew Houck, troisième sous le nom de Phosphorescent. Plus poussé dans l'introspection et les coins d'ombre que personne n'ose affronter, cette longue messe laisse de marbre par l'envergure de ses méditations. Elle happe chaque souvenir du songwriter, l'explore sans concession ("My Dove, My Lamb") et nous les cède précieusement avec toute la lenteur qu'il faut pour apprécier de tel geste. C'est pourtant après une intro incantatoire suraiguë qui pourrait rappeler Animal Collective que l'américain dévoile son amour pour la quiétude et les silences religieux. La sérénité et la voix planante du bonhomme renvoient immédiatement à Tony Dekker qui distille le même genre de sermons avec Great Lake Swimmers quoi que peut-être un peu moins sombres. En effet, car en plus de la sémantique de l'obscurité, il y a ces histoires noires, de loups, de cocaïne, "A Death, A Proclamation" chanté au désespoir. Houck se plaint et il aurait tort de ne pas le faire. Je ne dis pas ça par plaisir de le voir souffrir en portant de tels récits mais parce que le résultat presque mystique est superbe. Et cette admiration est d'autant plus grande que notre homme joue seul et laisse souvent sa guitare de côté pour se contenter de simples nappes brumeuses ou de chœurs ("Be Dark Night") pour mettre les voiles. Le disque se referme finalement comme il s'est ouvert avec le même enchantement, un peu plus psychédélique tout de même avec ses voix fantomatiques. Mais il laissera l'impression que ce qu'il vient de se passer n'était que pure imagination.


Parfait   17/20
par TiComo La Fuera


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